Yak & Broken Hands

Entre Neu ! et les White Stripes, entre Bauhaus et The Stooges, entre Pixies et Jon Spencer, le jeune trio londonien Yak se fraye un chemin singulier dans la généalogie touffue du garage et du rock indépendant, comme une sorte de psychédélisme punk qui fait émerger de son profond chaudron de vacarme électrique des stridences krautrock, des attaques brutales de sons énervés… et parfois des poussées d’adrénaline qui transforment ses concerts en pandémoniums furieux. Rien d’étonnant à ce que Yak ait intéressé Third Man Records, le label de Jack White.

Certains groupes ont des obsessions, et les Broken Hands pensent énormément à voler – en Boeing 747, en avion de combat, en rêve… Le premier album du groupe de Canterbury, Turbulence, paru à l’automne dernier, est tout entier consacré aux multiples modalités du vol mais cela n’en fait pas un concept-album de prog rock. Bien au contraire, Broken Hands envoie le boulet avec un lyrisme particulièrement tranchant et la même morgue stridente que Kasabian ou Royal Blood (d’ailleurs, c’est le producteur de ces derniers qui a réalisé l’album).

Bonne écoute !

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