YALTA CLUB - Midas

Cette semaine, du 13 juin au 17 juin 2016, les radios FERAROCK vous font découvrir "Midas" le nouvel album de Yalta Club qui est sorti vendredi 08 avril chez Pope Records.

« Sans trêve, nuit et jour, dans le siècle où nous sommes Ainsi que des raisins
on écrase des hommes,
Et l’or sort du pressoir. » (Victor Hugo)

Alors que le Monde s’écroule dans l’indifférence générale, Yalta Club revisite le mythe de Midas et rêve la bande son d’un royaume condamné par sa propre démesure. Une pop en profondeur qui dit les doutes et les
contradictions de notre époque, faisant s’entrechoquer la folie de LCD Soundsystem, la rage colorée de M.I.A et la délicate noirceur de Xavier Dolan.
Leur nouvel EP « ΜΙΔΑΣ » (Midas) conte l’histoire d’un eldorado devenu cage dorée, d’un rêve devenu cauchemar. Florent Livet - binôme de Zdar sur Wolfgang Amadeus Phoenix - et Pavle Kovacevic - arrangeur du My God Is Blue de Sébastien Tellier - en ont été les architectes sonores. La production est ambitieuse. Elle est notamment faite de sonorités organiques venues du monde entier : percussions latinos, surdo, balafon, choeurs d’Afrique de l’Ouest, chants amérindiens, tablas indiennes... Echaudé par les folles nuits berlinoises, le groupe a creusé ses cernes en bidouillant TB- 303, Jupiter 8, Juno et consorts. Toutes ces expérimentations sonores, organiques comme électroniques, ont servi le même but : trouver une couleur, une texture singulière, bref, une identité.
Nous avions laissé Yalta Club sur un premier album léger (Atmosphériques, 2013) qui jouait la contradiction entre des musiques joyeuses et des textes certes conscients du monde qui les entourait, mais distanciés. Ici, les tempos se font plus posés, les ambiances plus lourdes, les textes plus profonds. La
marque d’un groupe qui s’assume enfin et a laissé derrière lui les complexes
de l’adolescence. Et dès les premières notes d’Exile, longue errance à la somptueuse explosion finale, le constat est sans appel. Quelque chose a changé. The Door, deuxième morceau de cet EP, enfonce le clou en abordant le sujet difficile des violences sexuelles. Adulte le Yalta Club ? Si on entend par là plus lucide, plus affirmé, oui. Mais son envie boulimique de musique est encore celle d’un enfant, pure et intarissable. Et le dernier morceau, LOVE, écrit en réaction aux attentats de Paris en janvier 2015, en est la traduction. Elle prend la forme d’un cri à la naïveté bouleversante : « Why can’t we just love each other ? ».

En live, Yalta Club et son nouveau guitariste partent à la recherche de leur
insouciance perdue pour créer une bulle d’air, hors du temps, comme si tout

Le nouvel album de Yalta Club est à découvrir et à gagner jusqu’au 17 juin sur les radios FERAROCK !

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