Washington Dead Cats - Primitive Girls Are More Fun

Un nouvel album des Washington Dead Cats est toujours un événement.


D’abord parce qu’ils ont acquis, depuis 1984, la force tranquille de ceux qui ont appris de l’expérience.
Celle d’un punk-rock sans concession, d’une efficacité absolue, et d’un son qui n’est qu’à eux. Chaque morceau est ciselé, poli, tourné
et emballé. Sous des aspects revêches et rageurs, les compositions des Washington sont des petits bijoux d’épure : simples et beaux comme un bon morceau de rock’n’roll ! Sans gras, sans parasites, juste un rythme, un riff et le claquement des cuivres ! Le nouvel album “Primitive girls are more fun“ ne déroge pas à la règle.
D’entrée de jeu, l’énergique et très efficace hymne “Punkabilly Rumble“ capte l’attention par son rythme effréné et sa cadence aérienne.
C’est encore une fois l’aisance sublime de Fred Beltran a.k.a. Lord Fester, guitariste du groupe, qui donne de l’air au morceau, en le ponctuant de riffs acerbes et de volutes électriques. Il mène la charge comme celle de la brigade légère. Au galop du chant puissant de Mat Firehair soutenu par la section cuivre impeccable qui scande le rythme de cette cavalcade.
Chaque coup de caisse clair est comme le bruit du sabot sur la piste poussiéreuse du punk rock. Rawhide, auraient-ils pu chanter !!! On retrouve la même énergie dans le titre éponyme, une course folle, à perdre haleine dans les ruelles d’un punk rock exclusif. On se souvient alors que ces gars-là ont fréquenté les haunted houses pendant de longues années. L’un des péchés mignons de ces routards du rock’n’roll ce sont les ballades. Ils ajoutent deux pierres précieuses à leur édifice déjà monumental, avec deux morceaux qui agitent l’âme et le bassin : le somptueusement hillbillyen “All I miss“ et le tubesque et entêtant “Down under my feet“. “Down under my feet“ est la simple énumération de toutes les qualités des Washington Dead Cats :
une mélodie qui colle aux oreilles, un son de guitare cristallin et une rythmique lourde et entrainante, un chant puissant et mélodieux, une caisse claire légère qui relève chaque temps et une basse et des cuivres qui poussent tout ce petit monde vers l’avant.
Une locomotive qui tire un train vers l’enfer, qui avance, qui avance…
Appelons un chat mort, un chat mort : ce morceau est un tube ! Avec les Wash, il n’y a pas de place au doute, ils ont vendu leur âme au rock’n’roll depuis des lustres et ils ne s’en remettront jamais. A notre grande joie !
Pendant longtemps, les Washington Dead Cats ont dérangé parce que personne ne savaient où les ranger : trop festifs pour les psychos, trop psychos pour les alternos, trop alternatifs pour les rockeurs, trop rock’n’roll pour les punks.
Ne pas rentrer dans les cases est à coup sûr le gage d’une authenticité et d’une personnalité hors norme. Car voilà bien ce que sont les Dead Cats : des personnalités hors norme.
Tout d’abord, Mat Firehair, le leader charismatique et historique de la formation. Pionnier de la scène punk alternative des années 80, leader dans l’âme, passionné de rock’n’roll et fan absolu de son gourou : Elvis the king ! Il est un garçon charmant qui a conquis ses galons de rock star, c’est un show-man comme le rock français en connaît peu.
Il a convié à ses côtés le guitariste multitalentueux Lord Fester.
Fin connaisseur des méandres du rock’n’roll (du blues au zydeco, du hillbilly au bluegrass) c’est un guitar héro du rock’n’roll. C’est un
sorcier de l’âme humaine : il connait chacun des ressorts qui réveillent le rocker qui sommeille en vous. Knees trembler, tel est son nom !
Ajoutons-y SeaweedYo, batteur historique, maitre-queue du stomp washingtonien, qui arrive à allier les extrêmes : léger et puissant.
Il a la frappe légère qui sied au tempo aérien du rock’n’roll, mais aussi celle lourde que nécessite le punk rock basique. Yo est un chat, mieux encore, c’est un chat mort !
Après plus de 1500 concerts et trente ans de carrière qui les ont conduit sur toutes les scènes d’Europe, dans tous les recoins sauvages du vieux continent, de l’Algarve à la Transylvanie, de la Perfide Albion à la Moldavie.
I l s ont f i n i par imposer l e u r style : le punkabilly. Une sorte de fils indigne, né de l’amour passionné entre son père, monsieur Punk-rock, et sa mère, madame Rockabilly, qui aurait été élevé par ses grands-parents, monsieur et madame Bondage Records.
Aujourd’hui, à une époque où on change de mode musicale tous les ans, où on jette les groupes tous les six mois, où l’industrie formate, où le Rock est devenu une gamme de produits de grande consommation pour hypermarchés, les Washington Dead Cats tracent leur chemin dans la boue du rock’n’roll. Ils sont une étoile qui montre la voie de l’exigence, dans le ciel de la contre-culture.
Ecouter un disque des Wash c’est comme mettre un doigt dans un pot de confiture : on se fait prendre à chaque fois, et c’est tellement bon !
All I miss is everything, when you’re not around….

Tentacula Moto Club.

+ d’infos : sur Facebook et www.washingtondeadcats.com

L’album Primitive Girls Are More Fun est à découvrir et à gagner toute la semaine sur les radios FERAROCK !

A cette occasion, découvrez l’univers des Washington Dead Cats dans une émission d’une heure à retrouver le vendredi 18 octobre 2013 sur toutes les radios de la FERAROCK ou dès maintenant ci-dessous. Bonne écoute !

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