TURZI - C

Cette semaine, du 16 au 20 mars 2015, sur les radios FERAROCK, découvrez C, le nouvel album de TURZI paru le 16 mars 2015 chez Record Makers.

Il n’est pas si facile de le débusquer. Vous devez descendre au sous-sol, suivre des kilomètres de tuyaux courant le long d’un dédale de couloirs, pour aboutir enfin dans l’antre du Romain Turzi. C’est là, dans un grand espace transformé en studio d’enregistrement, que C, le nouvel album de TURZI, a été conçu de A à Z. Un lieu clos, humide, gorgé de consoles, de synthés et de vieilles guitares, sans lumière naturelle, sans arrivée d’eau, où pendant plusieurs mois, le compositeur a peaufiné sa musique comme un metteur en son d’un autre âge. Après B, enregistré sous le soleil de Corse, le changement est pour le moins radical. Mais ici, dans un lieu où vous ne pouvez faire qu’une chose - de la musique justement, TURZI a pu bénéficier du plus grand des luxes : le temps.

Le temps nécessaire pour :
Expérimenter et travailler chaque sonorité.
Faire sien les hasards et les accidents musicaux.
Mixer la batterie et les amplis guitares mais à sa manière.
Faire émerger un tas de souvenirs musicaux inavoués et totalement inattendus.
Utiliser des samplers archaïques pour leurs disquettes 5" ¼ pouces remplies de sonorités confectionnées par d’autres avant lui.
Composer « Nosferatu », un ciné-concert à l’origine de nouvelles pistes d’exploration.
Jouer fort, très fort - le plaisir ultime - jusqu’à se brouiller à vie avec tous ses voisins.
C’est vrai qu’à l’époque de Made Under Authority (2005), tout paraissait simple : une origine versaillaise comme Air, une signature sur le label Record Makers (Kavinsky, Sébastien Tellier). Depuis toujours, TURZI aimait les compositions répétitives, les arrangements aventureux, la musique électronique, les pulsations organiques d’une vraie batterie et les attaques charnelles d’une guitare électrique. La presse avait lâché le mot « krautrock » à un moment où personne ne savait plus vraiment ce que c’était. Évoquant ses premiers émois de musicien, TURZI n’avait pas démenti. Mais, il savait déjà que cette case, même complétée de « psychédélisme », était trop réductrice.
Faisant suite à A et à B, voici naturellement C. Mais aujourd’hui, TURZI ne se refuse vraiment plus rien.

Ni d’évoquer le boogie de ZZ Top.
Ni le linéaire et funky Hamilton Bohannon.
Ni de tracer un fil imaginaire entre Can et Fela.
Ni de se référer au titre This is The Sound of C.
Ni de faire d’Alessandro Alessandroni son héros définitif.
Ni de faire appel à Caroline Villain une soprano venue du baroque.
Ni de diriger chacun de ses musiciens comme le ferait un chef d’orchestre.
Ni de puiser dans la librairie musicale Colorsound de nouvelles atmosphères.
Ni de baser un de ses morceaux sur un thème de guitare classique d’Hector Villa-Lobos.
Ni de rechercher le romantisme élégant d’un Ennio Morricone ou un Angelo Badalamenti.

Ni de parler d’amour, eh oui d’amour ! Même s’il le fait à la manière d’un vieux grigou de bluesman où le mot « jumper » n’a rien à voir avec le saut en hauteur.
TURZI fait du Turzi, point barre. Et l’écoute de C, œuvre composée de 9 noms d’oiseaux mais totalement unique, peut aussi ressembler à un jeu de piste, issu d’un cerveau complexe. Avec comme alpha et oméga de toute cette petite entreprise la Villa Médicis, inspiration suprême mais aussi phantasme ultime. Un jour, qui sait, TURZI finira peut-être dans le Palais romain. En tout cas, une chose est sûre : il y déboulera avec la classe d’un Gassman, au volant d’une décapotable italienne des années 60. Turzi ne fera jamais comme les autres.

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Record Makers

L’album C est à découvrir et à gagner jusqu’au 20 mars sur les radios FERAROCK !

A cette occasion, découvrez vendredi 20 mars 2015 sur toutes les radios FERAROCK l’émission spéciale d’une heure dédiée au nouvel album de TURZI réalisée par le groupe.

Emission spéciale FERAROCK - TURZI
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