THE GOATIES - Sueur froide

Cette semaine, sur les radios de la FERAROCK, découvrez le nouvel album de The Goaties intitulé Sueur froide.

On peut compter sur les doigts d’une main les groupes français dont les membres affichent vingt ans de moyenne d’âge pour déjà sept de carrière. On peut surtout compter sur The Goaties pour nous surprendre encore des siècles et des siècles et nous écrire de belles pages dans le grimoire du rock.

L’aventure discographique du trio de jeunes briscards normand débute donc enfin avec cet album Sueur froide mis en boîte aux Studios Télémaque (Headcharger, Goldwave…) et sorti sur TFT Label (Bow Low, Noïd…).

Composé de onze morceaux savamment orchestrés et produits, ce premier effort révèle toutes les facettes du combo.

De l’ouverture avec le titre anglophone « Cold sweat » plein de ruptures classes et d’ambiances folles au titre final moins shakespearien mais tout aussi inclassable « Joue-moi du violon t’auras des cousins », on retrouve toute la sincérité et la fougue qui ont fait la renommée du groupe sur scène. C’était le challenge principal de cet enregistrement et la réussite est absolument totale.

Appuyé par un mix énergique, le son de basse si singulièrement vrombissant de Joseph devient aussi charismatique que ce dernier. Les plans de batterie, savoureux, précis et matraqués du cadet Martin nous rappellent combien les batteurs de punks sont, au contraires des idées reçues, essentiels à la composition et à l’équilibre d’une chanson. Les différents effets sur la guitare, associés au jeu sec et nerveux de Félix, donnent à ces cascades vertigineuses de riffs atypiques des allures de pionniers. Car oui, The Goaties, c’est du neuf, pas du renouveau. Il n’y a qu’à se pencher sur leurs lignes de chant comme le fit jadis la fée du rock’n’roll sur leur berceau pour s’en persuader. Les cordes vocales de Joseph et Félix sont les meilleures amies d’enfance du monde.

Tantôt suaves et ironiquement classieux, tantôt punks déchirés et déchirants, ces deux organes-là nous renvoient aussi bien à la pop barrée qu’au rock viril, autant au cirque qu’à l’opéra.

De leur tombe sacrée ou dans leur van pourri, les grands groupes français comme les Bérurier noir, Pigalle, Frères Misère, Les Sheriff ou encore La Souris Déglinguée peuvent écouter fièrement cette relève attendue comme le messie. Ailleurs dans le monde, les Dead Kennedys, les Raconteurs ou les rescapés de The Clash et Led Zeppelin apprendront tôt ou tard que leur génie et leurs assauts scéniques se déclinent désormais en bleu blanc rouge.

Ce disque est une seconde jeunesse pour quiconque, de 7 à 77 ans, en fait l’offrande à ses tympans, hanches, cervicales, pieds et hypophyse. C’est physique et putain, c’est beau !

+ d’infos : sur Facebook

L’album Sueur froide est à découvrir et à gagner toute la semaine sur les radios FERAROCK !

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