STAL - Young Hearts

Cette semaine, les radios FERAROCK vous font découvrir du 26 au 30 octobre 2015 "Young Hearts", le premier album de Stal paru le 23 octobre chez Arista.

Young Hearts raconte la vie. Celle de Pierre-Marie Maulini, mais la nôtre aussi. Avec ses mauvais réveils et, aussi, ses rêves éveillés. « D’après beaucoup de groupes actuels, commente Pierre-Marie, nous faisons partie d’une génération perdue. Mais j’en prends le contrepied, il faut laisser le pire derrière soi. » Si « Gone » évoque le thème douloureux de l’absence, la mélancolie se fait vite balayer par les beats entraînants du morceau. « The City, Our Souls » évoque nos racines en tant que citoyens du monde, « Supernova Fate » nous incite à braver notre destin. Chaque titre de l’album respecte la ligne de conduite de STAL : une pop épique, atmosphérique et accessible. Pierre-Marie est allergique à l’élitisme, sans pour autant mettre de côté son exigence - qui se retrouve également en live, où il s’entoure de Hugo Rattoray (guitares, synthés) et de Renaud Rodier (batterie) - et a su porter, à bout de bras et à tire-d’aile, ce fabuleux premier album, le travail d’un cœur pur qui a banni la noirceur de son existence.

Ne pas choisir entre la ville et les paysages naturels, ni entre électro cérébrale et pop addictive. Manier les sons au point de perdre toute notion du quotidien, sentir l’adrénaline monter au fil du tempo. En écoutant « Young Hearts », on comprend instantanément le pouvoir de Stal : celui de nous émouvoir tout en nous transportant dans un univers étonnamment synthétique où, par la seule force des machines, l’auditeur se retrouve dans une faille spatio-temporelle. Ses armes : rythmes entraînants et refrains accrocheurs.

Les influences, elles, sont étonnantes d’éclectisme : M83, Sigur Ros, Mogwai… mais aussi Coldplay ou encore la musique ambient de Steve Reich ou de Ryuichi Sakamoto. Un grand écart entre pop fédératrice, musique contemporaine et post-rock indie : tout est possible pour Pierre-Marie Maulini, leader de STAL.
Son objectif ? S’évader du quotidien en puisant dans l’imaginaire, inviter au voyage via l’impact sonore, trouver un nouveau sens à son existence en créant sa propre euphorie. D’ailleurs, Pierre-Marie cherche depuis de longues années à cultiver son rapport à l’image. Grand admirateur de Max Richter et d’Ólafur Arnalds, il a déjà composé la bande originale d’un documentaire et compte également travailler sur des films ou des séries. Entièrement écrit et composé par Pierre-Marie, le premier album de STAL s’appelle Young Hearts. Il a été enregistré à Bruxelles aux studios ICP. Le mastering a été fait à Sterling à New York. En effet, STAL est un projet qui se veut avant tout cosmopolite : Pierre-Marie partage son temps entre Paris, Varsovie et Los Angeles, dont il aime l’effervescence culturelle.

Le leader de STAL a toujours recherché des sensations nouvelles, une autre manière de vivre son existence. Dès le lycée, il monte un groupe avec son frère jumeau. Il apprend la guitare et les claviers. Après le bac, sa décision est prise : ce sera la musique ou rien d’autre. Ainsi naît le groupe Red Season Shade, dont le post-rock s’inscrit dans la lignée de Sigur Ros ou de Mogwai. Après un album enregistré à Amsterdam et sorti en 2006, le groupe tourne « en mode punk » pendant de longs mois en Europe de l’Est, en Allemagne, en Scandinavie... « Cela fait partie de mes meilleurs souvenirs. Aujourd’hui, je retrouve cette spontanéité avec les musiciens de STAL. »

À 20 ans, Pierre-Marie abandonne Nice et son groupe pour s’installer à Paris. Il enchaîne les petits boulots jusqu’au coup de fil d’Anthony Gonzalez, tête pensante de M83. Tous deux étant originaires du Sud, ils se connaissent depuis longtemps et suivent leur travail respectif avec attention. En 2008, Saturdays = Youth vient de paraître. Gonzalez lui demande d’assurer la guitare et les claviers sur une tournée internationale. Pierre-Marie accepte. « C’était à la fois génial et difficile, car être musicien de session peut être frustrant. Après deux ans de tournée, je suis parti car j’avais besoin de construire mon propre projet. ». Il s’envole alors pour l’Irlande où l’ingénieur du son Patrick Walsh l’aide à peaufiner ses connaissances en matière de synthétiseurs.

2010 : STAL voit le jour. Pourquoi STAL ? Parce qu’il s’agit du diminutif de Stalowa Wola, ville polonaise dont est originaire son amie, et parce que le mot signifie « acier » : « J’aime ce qu’évoque l’acier, un matériau lourd et massif, industriel mais également brillant et lumineux. »

Le nouvel album de STAL est à découvrir et à gagner jusqu’au 30 octobre sur les radios FERAROCK !

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