Le Printemps de Bourges 2012, interviews de M à Z

Retrouvez ici toutes les interviews des artistes réalisées à chaud par les Férarockeurs pendant le Printemps de Bourges 2012 !

MC2

À quoi est égal MC2, dans la fameuse formule d’Einstein ? L’énergie ! Ckel et Miosine ont constitué leur duo à Marseille depuis 2008 et comptent parmi les plus effarants performers d’électro en live. Glitch effréné, empilements de sons énormes, cuts brutaux, beats appuyés : MC2 ne fait pas de l’électro à l’aquarelle, mais une musique roborative, fervente et physique. Énergie, vous dit-on…

Interview MC2

Mein Sohn William et Sallie Ford

A bien des égards, Mein Sohn William, alias Dorian Taburet, est un artiste singulier. D’une part parce qu’il exécute à lui seul le travail d’au moins trois musiciens et d’autre part parce que sa créativité, sa folie et son dynamisme sont sans limite. Mein Sohn William ne ressemble pas à grand chose de connu... Des morceaux farfelus, souvent imprévisibles et addictifs. Pourtant, cela fait à peine trois ans que Dorian parcourt la France avec sa guitare (déjà bien usée), ses pédales de sample et sa voix (tantôt celle d’un conteur halluciné tantôt celle d’un chanteur habité). Et ceux qui ont croisé son chemin s’en souviennent encore.

L’abattage d’Ella Fitzgerald, la pèche du jeune Johnny Cash, le vocabulaire de Snoop Dogg et toute l’énergie crue, brute et nue du rock’n’roll et de la soul des 45 tours artisanaux des années 50 : Sallie Ford vaut le détour. Entourée de ses trois complices, rencontrés alors qu’elle était serveuse dans un bar, elle incarne aujourd’hui le meilleur de la nouvelle scène de Portland (Oregon), entre fureur rockabilly, underground 2.0 et gouaille amywinehousienne.

Interview Mein Sohn William et Sallie Ford

Monogrenade et Shiko Shiko

Il y a quelques temps déjà qu’on n’avait pas entendu une telle rumeur précédant un groupe québécois : Monogrenade séduit depuis quelques mois déjà les Français qui ont été en contact avec son alliage singulier de post-rock, de folk et de chanson. Cette musique est pleine de pénombres dont on ne sait pas toujours s’il s’agit de l’aurore ou du crépuscule, et elle fréquente tant la mélancolie qu’elle en fait naitre une curieuse euphorie.

Gilles, Arekushi Taiko, Furansisu et Yamaneko pratiquent une musique cérébrale et instinctive à la fois. Le rock bruitiste de Shiko Shiko rend dérisoire toute question de genre et de style : le fracas se laisse traverser de lueurs mélodiques aériennes, le poids de la rythmique indus prend des allures de rite ancestral, les voix martiales se mettent soudain à sourire… Une expérience fervente et dense.

Interview Monogrenade et Shiko Shiko

Museum

On a connu Mathieu Zub à la guitare dans divers groupes rock puis au synthé dans Black Strobe. Il a créé en 2011 le projet Museum avec la triple passion des synthétiseurs analogiques, des atmosphères sonores des grands films classiques de SF des années 70-80 et de la frénésie du dancefloor. Aussitôt, la puissance de sa musique et de ses mixes séduit. Grosse puissance…

Interview Museum

My Best Friend et Great Moutain Fire

Le duo du chanteur Frederik Coldwell et du pianiste Kris Lindblade est peu à peu devenu My Best Fiend, un groupe de cinq musiciens dont la palette s’étend du psyché-folk au rock hypnotique, dans des parages de Spiritualized, de Mojave 3 ou des albums les plus envappés de Neil Young (American Star ‘N Bars, On the Beach, Zuma…). Résolument ancré dans un ciel d’ivresses, le groupe le plus sydbarrettien de la saison.

S’il fallait trouver un enfant naturel à l’accouplement du Grateful Dead et de Ratatat, ce serait Great Mountain Fire, groupe bruxellois au rock implacablement dansant. Ces cinq musiciens édifient des chansons aux structures complexes mais immédiatement lisibles entre patchwork de motifs disco et rigorisme rock. Folie douce, mélancolie inquiète, ivresse radieuse, une belle palette d’émotions…

Interview My Best Friend et Great Moutain Fire

No Shangsa

No Shangsa explore avec furie le triangle classique guitare- batterie-clavier. Énergie punk, volutes psychédéliques, déhanchement techno, échos de krautrock ou de metal, fragrances prog rock ou shoegaze : le set est un curieux voyage instrumental d’une violence et d’une richesse également surprenantes. Yann Debailleux, Cyril Gilibert et Raphaël Carrara proclament jouer du free rock…

Interview No Shangsa

Orelsan

Le meilleur sociologue de France est de retour au Printemps de Bourges. Depuis son premier passage au temps de la polémique, en 2009, Orelsan a fini par triompher de la meilleure manière possible : fidélité du public, respect de la critique, l’admiration des confrères épatés par son inépuisable robinet à punchlines. Avec son deuxième album, Le Chant des sirènes, il assied à la fois sa popularité de faiseur de tubes et la singularité profonde de son écriture, passionnant miroir d’une certaine France morose, jouisseuse, immature et désenchantée.

Interview Orelsan

Primate

Blackstarr et Matéo n’ont pas fixé de limite à leur duo : légers ou sérieux, révoltés ou optimistes, éditorialistes ou conteurs, ils zappent d’une ambiance à l’autre avec jubilation. Ils ont aussi pris l’habitude de demander quelques mots au public pour improviser des textes en scène. Et cette virtuosité leur a permis de jouer aux côtés de Sly Johnson, Médine ou Tumi & The Volume…

Interview Primate

ROVER

Pour le passeport, c’est un Français. Pour le reste, c’est le rock’n’roll. Il a côtoyé les Strokes au lycée français de New York, sillonné le Proche-Orient avec un groupe punk, pris beaucoup d’avions avec sa guitare en soute… Et enfin Timothée est devenu Rover. Ce rocker instinctif et fervent balance des riffs serrés et déploie de hautes voutes mélodiques vers les nuages, condense l’histoire du rock en un seul couplet et la bazarde au refrain. Une musique fantasque et familière à la fois, comme s’il en était déjà à son best of.

Interview Rover

Sakifo Festival

Le Sakifo Musik Festival est un Festival de musique organisé chaque année la première semaine d’août depuis 2004 à La Réunion. D’abord situé à Saint-Leu pour ses quatre premières éditions, le festival déménage à Saint-Pierre pour la cinquième édition. Il a désormais lieu sur 5 jours, avec 4 scènes (Salahin, La Poudrière, Les Filaos et Vince Corner) pouvant accueillir jusqu’à 40 000 spectateurs. En 2011, le festival renouvelle son concept et change de date, pour avoir lieu du 9 au 12 juin, sur 4 jours à la place de 5.

Interview Sakifo Festival

SAM TACH’

Sincérité hardcore, beats tendus, langue sacrément bien pendue, flow singulier : Sam Tach’ est trop musical pour être seulement slammeur, trop libre pour s’intégrer aux régiments du rap français. C’est un créateur qui, comme Mano Solo, Trust ou Jacques Dutronc, a tout pour déplaire aux tièdes et aux prudents avant qu’ils réalisent que, comme dans le conte, il dit l’Empereur est nu.

Interview Sam Tach’

Success

Guidé par l’imprévisible Mister Eleganz, croisement de Dean Martin sous amphétamines et d’Iggy Pop, Success charme, intrigue, provoque bref, ne laisse jamais indifférent. Assurément, leurs performances scéniques - mix de rock’n’roll et d’électro - marquent au fer rouge les scènes françaises et européennes (Rock en Seine, Marsatac, Transmusicales, etc.) C’est en ce jolie Printemps qu’ils défendront leur nouvel album : on attends ça de pieds fermes !

Interview Success

The Aerial

Qu’est-ce qui peut réunir trois musiciens de Nancy et un quatrième, de Liverpool ? Eh bien beaucoup de musiques : The Aerial zappe de l’électrique à l’acoustique, de la pop anglaise à l’électro-pop, d’une frénésie hédoniste à une noire échappée bruitiste, d’une rythmique synthétique à de limpides harmonies vocales… Et ces créateurs frénétiques multiplient enregistrements, remixes et versions alternatives de leurs chansons.

Interview The Aerial

The Name

Bon, OK, c’est The Name qui assure une bonne partie de la musique de la série Bref sur Canal +. Mais c’est surtout un duo batterie-claviers d’une puissance irrésistible dont les sets et les enregistrements mélangent gaillardement house, disco, krautrock, voix improbables et chamanisme de dancefloor. Un porte-étendard de l’irrésistible puissance de feu de la nouvelle scène électro française.

Interview The Name

The Popopopops

Encore lycéen en 2007, date de leur formation à Rennes, les Popopopops marquent les esprits et affichent une réelle aptitude scénique. Les influences se rencontrent, Television croise Talking Heads et New Order. Plus récemment, le groupe flirte avec la nouvelle scène anglaise.

Interview The Popopopops

Total Warr

Ces deux garçons s’appellent Kiki et Guigui mais leur musique n’est pas une BO de dessin animé : Total Warr produit une électro aux rythmiques tachycardiques avec des assemblages de textures volontiers disjointes, des nefs de cathédrales emplies de voix empilées, des échos emmêlés d’époques variées… Ce grand zapping vertical a séduit un des meilleurs labels européens, qui a inclut un de leurs titres sur sa compilation Kitsuné parisien.

Interview Total Warr

Trailer Trash Tracys

Venue de derrière une brume électrique surgit une voix de femme planant dans des aigus oniriques, une guitare fait carillonner des bribes de mélodie surf rock, un clavier arpège comme un orgue d’église… L’univers de Trailer Trash Tracys tient du shoegaze fifties ou de la réincarnation de Joe Meek dans le corps d’une chanteuse blonde du XXIe siècle – en l’occurrence Suzanne Aztoria, la voix du quatuor. Une échappée hors des contingences terrestres…

Interview Trailer Trash Tracys

Unison

Julien Camarena et Mélanie Moran ont d’abord séduit un label américain, il y a trois ans, avant que la France ne s’intéresse à leur groupe, Unison. Leur électro-rock est très marqué par la noisy et le shoegazing, avec la voix bouleversante de Mélanie traversant le noir vacarme des machines et de la batterie. L’atmosphère tient du rêve et de l’heroic fantasy, avec autant d’angoisses que de soudaines explosions de beauté.

Interview Unison

Von Pariahs

Est-ce Manchester ou Fontenay-le-Comte ? Les six rockers vendéens de Von Pariahs (d’abord connus en tant que Fat Pandas) ne cachent pas leurs influences anglaises des années 80, de la cold wave au shoegaze, mais aussi chez les grands stylistes révolutionnaires comme Devo ou les Residents. Un esprit garage, insolent, fureteur et affranchi.

Interview Von Pariahs

Zebda

Putain que c’était long ! Huit ans sans Zebda ! Les Toulousains reviennent avec l’album Second Tour et une tournée qui met le feu partout en France. Leur mix reggae-ska-chanson-rock-tournerie fonctionne à plein avec des textes qui interrogent toujours avec autant de pertinence que d’impertinence la société française, ses pesanteurs, ses secrets, ses silences et ses petites hontes. Et le groupe ne cache pas qu’il s’est aussi retrouvé par besoin de s’exprimer en année électorale. Mais quelle fête, encore et toujours ! Ça nous manquait.

Interview Zebda

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