MARGARET CATCHER - Singularity

Cette semaine, du 16 au 20 janvier 2016, les radios FERAROCK vous font découvrir "Singularity" le nouvel album de Margaret Catcher qui sortira vendredi 20 janvier sur MC-2


Margaret Catcher est un duo pour le moins énergique que l’on qualifierait de math-rock si l’on se fiait juste à son line-up basse-batterie et à son goût pour les syncopettes. Mais à y écouter de plus près, c’est tout un univers hybride et coloré qui s’ouvre à nous. Donc on appellera ça plutôt du « rock augmenté », comme on en a pris l’habitude depuis la sortie de leur EP « TER » et leur passage aux Bars en Trans fin 2015. Piqués au vif dans leur jeunesse nordiste par les harmonies et arrangements des Kid A et autres incongruités de Radiohead, ils en gardent surtout le caractère chercheur et libéré. Et c’est face à Zu, trio italien de Jazz-Core qu’ils découvrent sur scène pour les 20 ans de The Ex, que l’envie d’un groupe compact se fait sentir. Ainsi naît le duo vers 2011, après plusieurs rencontres musicales qui furent le prétexte d’explorer ensemble les grooves à la Prefuse 73, les musiques du monde « tendance énervée » du cru de John Zorn et Secret Chiefs 3, et la musique improvisée. Mais s’il est un terrain fertile pour l’imaginaire des deux musiciens, c’est bien quand l’electronica fricote avec le rock ou le jazz pour créer l’improbable son des
Battles, Squarepusher et Jaga Jazzist, qui a motivé l’existence de Margaret Catcher, à savoir Xavier Leloux au chant et à la basse, et Pierre Level à la batterie.
Derrière ce sobriquet discutable mais assumé, ils ne renient rien de leurs influences quand ils construisent leurs morceaux. Si cela ne rend pas aisé leur fichage, leur spontanéité contribue à les sortir des niches trop souvent boudées par « le profane ». Ils se permettent, plus avec humour que par goût de la démonstration, des dérapages contrôlés d’une ambiance à l’autre, dans un laps de temps pas encore homologué.
Que ce soit avec Pierre à la « vraie » batterie ou désormais avec Jocelyn Soler (Verlatour) et ses pads électroniques, le live intense de Margaret Catcher offre au public les déflagrations d’un rock puissant, l’expérience rétro-futuriste de synthétiseurs atemporels et les rythmiques électro des clubs qui soudainement se font épileptiques comme dans les sound-systems à papa ; le tout dans des formats
accrocheurs de chansons « pop ».
Dans ce premier album on retrouve une paire de titres dont les clips légers ou décalés à souhait nous avaient donné la primeur ces derniers mois : « We Want More », electro mais rugueux, rythmiques prenantes et paroles ambigües (viennent-elles du peuple ou du Grand Capital ?), assez triste dans un sens
contrairement au très festif « Zouki Zouki », virevoltante partie de basse, textes euh… au message fort (« hey ho disco, hey ho limbo »), dérive salsa puis sound-system des familles avant l’atterrissage du hip-hop, on voyage vite et sans même s’en rendre compte...

Le nouvel album de Margaret Catcher est à découvrir et à gagner jusqu’au 20 janvier sur les radios FERAROCK !

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