Les Trans, les interviews !

Retrouvez ici toutes les interviews des artistes des Trans Musicales 2011 réalisées à chaud par les Férarockeurs pendant le festival !

Pour écouter les interviews des artistes des Bars en Trans, rendez vous par ici !

50 MILES FROM VANCOUVER

Non. Ce n’est pas sur le seuil d’une cabane au Canada que ces deux garçons ont débuté cette aventure. Mais au cœur de la Bretagne, il y a maintenant deux ans. Pourtant, c’est bien outre-Atlantique, et outre-Manche, que 50 Miles From Vancouver puise son inspiration. Avec Jesus & Mary Chain en parrain consacré, Beach Fossils et Best Coast comme compagnons de jeu contemporain, le duo a des idées qui “fuzz”, “surf” sur une vague mélodique et bruyante, et donne un coup de fouet au rock garage et à la pop sixties. Repéré par label digital et défricheur Beko DSL (sis à Brest, mais au catalogue international), 50 Miles From Vancouver est devenu quatuor pour la scène et est fin prêt à tailler sa route. Vous n’avez plus qu’à les suivre.

http://www.myspace.com/fiftymilesfromvancouver

Interview 50 MILES FROM VANCOUVER

Black Ham

"Son style a souvent été décrit comme une orgie de décibels où surnagent des bribes hétéroclites des genres les plus variés : ragga, dancehall, dubstep, et même metal … " Producteur et DJ, originaire de Rennes, Black Ham est également connu pour ses activités de défricheurs de talents au sein du très influent label electro Peace Off et de ses antennes Ruff, Mutant Sniper ou Damage.

Son style a souvent été décrit comme une orgie de décibels où surnagent des bribes hétéroclites des genres les plus variés : ragga, dancehall, dubstep, et même metal … Depuis quelques années maintenant, il parcourt le circuit des clubs internationaux dans le seul but d’accomplir sa mission : embraser les dancefloors !

http://www.myspace.com/bl4ckh4m

Interview BLACK HAM

Bumpkin Island

Bumpkin Island"Souvent propices au rêve éveillé, ces compositions aériennes portées par la voix d’Élise Rocaboy sont imprégnées des influences de Sigur Ros, Air ou The XX. "

En janvier 2010, Glenn Besnard invite dans son grenier breton aménagé en studio quelques amis triés sur le volet : Bumpkin Island est né ! Les premiers morceaux issus de ces séances de (ré)création collective et de joyeux bidouillages ajoutent à des trames pop quelques touches de folk et d’electronica.

Souvent propices au rêve éveillé, ces compositions aériennes portées par la voix d’Élise Rocaboy sont imprégnées des influences de Sigur Rós, Air ou The XX. Sur scène, Bumpkin Island se produit désormais dans une formation forte de neuf membres, qui confèrent une ampleur nouvelle à ces chansons qui flirtent délicatement avec l’onirisme.

http://www.myspace.com/bumpkinisland

Interview BUMPKIN ISLAND

Capacocha

L’histoire ne retient pas dans quelle marmite de mixture euphorisante cet agitateur musical a bien pu tomber quand il était petit …

Toujours est-il qu’il en est ressorti durablement imprégné d’une énergie apparemment inépuisable, qui lui permet de produire seul une fusion électro-rock survoltée et dévastatrice avec un entrain que pourraient lui envier bien des formations plus nombreuses mais moins toniques.

Son premier album, Sacrifice For Party (2009), ne donne qu’une idée imparfaite de la puissance qui l’anime sur scène. Sans crier gare, il y enchaîne riffs musclés, lignes de basse funky, beats dansants et vocalises enragées. Plus de doutes permis : le vrai monsieur 100 000 volts, c’est lui.

http://www.myspace.com/capacocha

Interview CAPACOCHA

Cardopusher

Caracas, fournisseuse officielle de génies breakcore ? Après Kid 606, voici un autre Vénézuélien adepte de basses mastos, de sons glitchés et de breaks en pagaille. Désormais installé en Espagne, Cardopusher a publié ses premières productions chez les Rennais vindicatifs du label Peace Off ! (Rotator, Sickboy, Electromeca), avant de graver du sillon pour les structures comme Hyperdub (le label de Kode9) ou Tigerbeat6, fondée par ... Kid 606. Aussi à l’aise dans le boucan homérique du breakcore, dans les méandres d’une IDM anosognosique, dans l’absurdité de mash-ups flingués ou dans les atmosphères sombres d’un dubstep enfumé, Cardopusher nous promet un long voyage au pays des basses qui trépassent.

Interview CARDOPUSHER

Christine

Christine"Le trio assène sans fioritures des chansons élastiques chauffées à blanc. " Originaires du sud – d’Aubagne plus précisément –, les trois garçons de Dissonant Nation n’ont pas froid aux yeux. Et font preuve d’un culot revigorant, en imaginant un rock angulaire et décomplexé.

Quelque part entre The Ramones et The Rapture, le trio assène sans fioritures des chansons élastiques chauffées à blanc. Entre deux compositions de son cru, Dissonant Nation reprend Justice (D.A.N.C.E.), discute dans la langue de Shakespeare, et assène des riffs mordants sur une rythmique acrobatique.

Alors qu’il vient d’enregistrer à Londres dans les prestigieux studios RAK un premier album pour le label Cinq 7, Dissonant Nation, déjà rompu aux festivals de France et de Navarre, pourrait bien mettre le public de l’Ubu dans tous ses états.

http://sheischristine.com/

Interview CHRISTINE

The Delano Orchestra

" Ce groupe de six musiciens déclinent un post-rock habité et ensorceleur, une pop dense et opaque. "

Avec trois albums sous le bras, The Delano Orchestra est devenu la figure de proue de Kütu Folk. Mené par le charismatique Alexandre Rochon, ce groupe de six musiciens déclinent un post-rock habité et ensorceleur, une pop dense et opaque. Enrichies par
une trompette crépusculaire ou les accents dramatiques d’un violoncelle, rythmées par les murmures et les déchirures électriques, les compositions de ce groupe aux multiples projets prennent en concert une ampleur sidérante.

http://www.myspace.com/thedelanoorchestra

Dissonant Nation

"Le trio assène sans fioritures des chansons élastiques chauffées à blanc. " Originaires du sud – d’Aubagne plus précisément –, les trois garçons de Dissonant Nation n’ont pas froid aux yeux. Et font preuve d’un culot revigorant, en imaginant un rock angulaire et décomplexé.

Quelque part entre The Ramones et The Rapture, le trio assène sans fioritures des chansons élastiques chauffées à blanc. Entre deux compositions de son cru, Dissonant Nation reprend Justice (D.A.N.C.E.), discute dans la langue de Shakespeare, et assène des riffs mordants sur une rythmique acrobatique.

Alors qu’il vient d’enregistrer à Londres dans les prestigieux studios RAK un premier album pour le label Cinq 7, Dissonant Nation, déjà rompu aux festivals de France et de Navarre, pourrait bien mettre le public de l’Ubu dans tous ses états.

http://www.myspace.com/dissonantnation

Interview DISSONANT NATION

Epic Rain

Né à Beyrouth (Liban) mais installé à Reykjavik (Islande) depuis l’enfance, l’homme cultive naturellement le goût du chaud et du froid. Posant son flow rauque, sombre et haché sur des compositions acoustiques et apaisées, Epic Rain s’inscrit dans la tradition des rappeurs adeptes du son live (The Roots en tête), délaissant les samplers pour leur préférer banjos, cuivres et autres toms, afin de cultiver un son où tout peut déraper. Coulent alors sur ces chansons bouleversantes des gouttes de folk, de jazz ou de rock. Cinématiques, nuageuses et rêveuses, ces compositions plongent dans la psyché de leur auteur pour en tirer la substantifique moelle : la mélancolie.

http://www.myspace.com/raintmc

Interview EPIC RAIN

Evening Hymns

Evening Hymns est avant tout le projet de Jonas Bonnetta, un songwriter d’exception, capable de susciter de rares émotions. L’an dernier, il a offert Spirit Guides, beau disque hanté par une disparition, refuge de chansons boisées aux teintes cuivrées.

Entre solennité et inventivité, l’homme jongle avec dextérité. Ce soir, toujours flanqué de sa compagne Sylvie Smith, il lèvera un voile forcément pudique sur les compositions d’un très attendu nouvel album, Spectral Dusk, qui devrait illuminer les premiers jours de l’année 2012.

http://www.myspace.com/eveninghymns

Interview EVENING HYMNS

Galaxie

Projet conduit par le Québécois Olivier Langevin depuis le début de l’an 2000, Galaxie 500 s’est rebaptisé Galaxie, afin d’éviter toute confusion avec la formation américaine menée jadis par Dean Wareham. Bien loin de la pop boisée et acoustique de feu le trio de Boston, le chauffeur et ses copilotes assènent un rock percutant teinté de blues, perclus de virgules électroniques et de riffs chauffés au fer rouge. Cette année, le groupe a sorti son troisième album, dont le titre, Tigre Et Diesel, annonce plutôt bien les couleurs : Galaxie y montre ses griffes mélodiques en sachant faire du boucan – mais pas seulement au démarrage.

Ghostpoet

De son vrai nom Obaro Ejimwe, ce MC britannique d’origine nigériane incarne une valeur montante et déjà sûre du brit-hop. Proche de Dels, encensé par Mike Skinner (The Streets), Ghostpoet s’impose comme le digne héritier du maître Roots Manuva (ces atmosphères imprégnées d’anglicité) et du prodige Burial (cette mise en son). Et imagine un savant mélange de dubstep, d’electro et de hip hop, le tout baigné d’une insondable mélancolie. Déjà courtisé pour quelques remixes (Metronomy, Cocknbullkid ...), auteur d’un album signé par Gilles Peterson sur son label Brownswood Recordings (Peanut Butter Blues & Melancholy Jam, nominé au prestigieux Mercury Prize), ce sage poète perce les cœurs, à la grâce d’un flow désabusé, posé sur des instrumentaux digitaux et diaphanes, comme jaillis d’un rêve éveillé.

http://www.myspace.com/ghostpoet

Haight Ashbury

Après avoir fourbi leurs premières armes musicales du côté de Glasgow, c’est tout naturellement que Kirstie Ashbury et son frère Scott ont décidé de fonder en compagnie de leur amie Jenny un trio dont le patronyme résonne en hommage au summer of loveoriginel, celui de 1967, et au quartier phare de la scène psychédélique de San Francisco. Pourtant, leur folk psychédélique souvent drapé de couleurs sombres ne se contente pas de perpétuer l’héritage de Jefferson Airplane ou du Grateful Dead.

Sur un premier album baptisé Here In The Golden Rays(2011), les arpèges acoustiques côtoient des montées d’orgue plus inquiétantes, alors que le sitar croise le fer avec les stridences électriques et saturées des guitares. Et Haight Ashbury d’offrir un voyage spatio-temporel vertigineux.

http://www.myspace.com/haightashburyuk

Interview HAIGHT ASHBURY

Hanni El Khatib

Depuis quelques semaines, tout le monde en parle, des blogs ultraspécialisés aux médias grand public ! Et on comprend cet engouement dès l’écoute de Will The Guns Come Out, le premier album d’ Hanni El Khatib, qui vient d’offrir un futur au rock’n’roll. Jeune trentenaire né d’un père palestinien et d’une mère philippine, le garçon a bien la gueule de l’emploi et les chansons qui vont avec.
Arrivé à la musique presque par hasard, ce graphiste et skateur émérite concasse rockab’ et garage, fustige le blues, et s’attaque avec morgue aux classiques – il reprend entre autres Funkadelic, le King ou la rengaine You Rascal You (Vieille Canaille en VF). Pour ne rien gâter, sur scène, seulement flanqué de son copain d’enfance à la batterie, il se dévoile en performer fascinant. Pour fait court, Hanni a la classe.

http://www.myspace.com/hannielkhatib

Interview HANNI EL KHATIB

Holloys

Préavis : Holloys regroupe une poignée de pointures croisées au sein de The Breeders ou Rye Coalition (pour n’en citer que deux) et traîne ses guêtres aux côtés de Wire, Shellac ou Foals (pour n’en citer que trois). Mais Holloys, c’est avant tout deux batteurs, une trompette, un synthé, une guitare et deux basses quand le temps le permet. Le résultat ? Une poignée d’albums remplis d’un maelström débordant d’idées, de larsens mélodieux et surtout d’un punk-funk imparable. Holloys, c’est finalement la rencontre inespérée entre Biting Tongues et Ian Svenonius, une formation unique à découvrir sur scène, seul lieu capable de contenir ce groove sec mais poisseux, évident mais sophistiqué.

http://www.myspace.com/holloys

Interview HOLLOYS

Huoratron

Depuis ses débuts en 2002 (la légende veut qu’il utilisait alors … deux Game Boys comme seuls instruments), le géant finlandais Asku Raski est devenu une valeur sure d’une techno déglinguée et acérée, où des basses abyssales se fracassent sur des beats mastoc, où les montées hardcore et les breaks inattendus prennent aux tripes. Partageant désormais le même label que Boys Noize, Chromeo ou Crystal Castles, auteur entre autres d’un remix pour M.I.A., Huoratron est un véritable guerrier scénique, obsédé par l’idée d’offrir au public présent à ses sets une véritable expérience sonique pour mieux repousser les limites, qu’elles soient physiques ou auditives.

http://www.myspace.com/huoratron

Im Takt

Im Takt dresse un pont prometteur entre l’afropop désossée de Vampire Weekend, le groove ecstasiée de !!!, le math-rock visionnaire de Foals, le punk funk illuminé de LCD Soundsystem et l’electro post-rave de Fuck Buttons. Mais cette avalanche de références n’est qu’un moyen dérisoire de se retrouver dans ses morceaux aux mille et une entrées et autant de double-fonds. Économe de moyens (une batterie, deux claviers, deux guitares), le trio brestois est maximaliste dans ses intentions -– et les concrétise de la plus belle manière : sans laisser aucun répit à l’auditeur, qui ne peut que succomber à ces titres instrumentaux robotiques et nerveux.

Interview IM TAKT

Jesus Christ Fashion Barbe

Comme Gablé, ce trio vient de Caen et partage avec LA révélation 2009 un certain sens de l’absurde - jugez de ce nom ! Mais ne vous arrêtez pas à ce patronyme surréaliste. Loin du second degré rédhibitoire, Jesus Christ Fashion Barbe possède une tripotée de chansons importantes. Et déploie une pop vive et nerveuse, pas loin du Wedding Present (le hit Pimp) ou de Sebadoh (cette coolitude apparente). Bref, des enfants années 90 qui ont fait l’école buissonnière chez les bons disquaires, et se permettent également de titiller la nouvelle scène folk orchestrale. Mine de rien, ces trois messies que personne n’attendait pourraient bien créer la surprise.

http://www.myspace.com/jcfbarbe

Interview JESUS CHRIST FASHION BARBE

Juveniles

Dites le fort : ils sont jeunes, ils sont fiers ! Et ils ont de quoi, les bougres. À Rennes, un membre de The Wankin’ Noodles (cf. Trans Musicales 2008 et 2009) s’acoquine avec deux ex-Russian Sextoys et en quelques semaines, le trio affole la Toile.

Encensés dans magic, couvés par Les Inrockuptibles, courtisés par plusieurs labels, ces Juveniles ont conjugué avec audace les années 80 au présent sur un EP digital que l’on jurerait enregistrer du côté de Manchester – option Magazine et New Order.

Entre synthés glacés et rythmiques dégingandées, ces garçons modernes multiplient les coups de boule (à facettes) sur un dancefloor monochrome. Et l’on en redemande.

http://juveniles.bandcamp.com/

Interview JUVENILES

Kakkmaddafakka

À Bergen, comme dans beaucoup de villes provinciales de Norvège et d’ailleurs, la musique reste une des rares manières d’échapper à l’ennui quand on a une vingtaine d’années. Et d’évidence, Axel Vindenes (guitare), son frangin Pal (violoncelle) et le pianiste survolté Jonas Nielsen – soient les trois principaux membres d’une formation qui rassemble sur scène pas moins de douze musiciens – ont décidé de tordre le coût à la morosité ambiante en se payant une sacrée tranche de pop énergique et pétillante.

Brassant les styles les plus variés (rock, rap, électro) avec un brio plein de vitalité et d’humour, leur deuxième album (Hest, 2011) produit par Erlend Oye (Kings Of Convenience, The Whitest Boy Alive) résonne comme une invitation à danser la tête en vrac.

http://kakkmaddafakka.com/

Interview KAKKMADDAFAKKA

Kim Novak

Ils resteront dans l’histoire de Kütu Folk comme le premier groupe français à rejoindre la maison haute couture auvergnate sans être originaire de Clermont-Ferrand.

Mais auparavant, ces natifs de Caen auront mené leur révolution, en changeant de formation et en gommant les aspérités new- wave de leur premier disque – paru chez Talitres. Pour célébrer son arrivée sur son nouveau label, le quatuor vient de réaliser un second LP bien ficelé, The Golden Mean, qui chasse avec une assurance étourdissante les fantômes de la Factory d’Andy Warhol.

http://www.myspace.com/kimnovakk

Interview KIM NOVAK

Lewis Floyd Henry

Lewis Flod HenryLewis Floyd Henry, c’est d’abord un graffeur qui s’est illustré sur les murs de Londres. Mais aussi un mélomane féru d’éclectisme. Passionné tout autant par le metal plombé de Pantera que le folk délicat de Nick Drake, ce jeune trentenaire s’est rendu célèbre par sa reprise décalée d’un titre du Wu-Tang Clan, Protect Ya Neck.

Surtout, il a peaufiné son répertoire en jouant seul dans les rues des quartiers de Portobello ou Tottenham, où son talent et une allure digne de Jimi Hendrix n’ont pas manqué d’attirer l’attention de nombreux labels. Produit par Ferg Peterkin (Foals, Depeche Mode), son premier album (One Man And His 30W Pram, 2011) mélange à une trame blues et psychédélique des beats hip-hop et des riffs de guitare saturés, donnant naissance à un cocktail énergisant et électrisant.

http://www.lewisfloydhenry.com/

Interview LEWIS FLOYD HENRY

Magnifico

MAGNIFICOLe patronyme a beau être espagnol, l’homme est bien slovène. Dans ses habits de dandy décadent et burlesque, le dénommé Robert Pešut cultive l’art des plaisirs solitaires depuis 1994.

Chez lui, il est une star, qui peut se permettre d’épingler n’importe quel sujet, maniant le deuxième degré et la diatribe avec un aplomb renversant sur fond de musique jouissive et chamarrée.

Car ce Magnifique-là, fort d’une discographie déjà conséquente et acteur à ses heures perdues, pioche à l’envi dans le folklore balkanique, l’héritage des Beatles, le funk ou l’électro pour imaginer un cocktail effervescent et tonifiant, qui peut provoquer les mêmes effets qu’un gaz hilarant.

http://www.magnifico.info/

Interview MAGNIFICO

Mein Sohn William

MEIN SOHN WILLIAMMein Sohn William hurle, maltraite sa guitare à grands coups d’archet, triture quelques machines, dédouble sa voix trafiquée, ses rythmes et ses accords dans un tourbillon post-folk et noise acoustique. Derrière ce patronyme germanique et une telle muraille sonore, les entrelacs bruitistes et les dissonances pleines de promesses, se cache un Rennais et se détachent surtout de véritables mélodies empreintes de théâtralité dérangée. Et, surtout, une démarche prenant le contre-pied de l’attendu, de l’entendu, pour proposer un langage neuf, rejeton bâtard du dadaïsme et de la no-wave débranchée.

http://www.myspace.com/meinsohnwilliam

Interview MEIN SOHN WILLIAM

Nekochan

NEKOCHANPar la diversité de ses influences, et surtout un style original alliant une production dubstep et une voix hypnotique, Chloé Arnaud, alias Nekochan, s’impose aujourd’hui comme l’une des artistes électroniques les plus fascinantes de la scène hexagonale.

S’inspirant aussi bien de sa formation de violoncelliste classique que des mélodies orientales ou des rythmes flamenco, elle est parvenue à synthétiser parfaitement les sonorités organiques et les pulsations electro, comme en témoigne son Minimal Bump EP publié chez Airflex en 2010. Sur scène, les projections de VJ Fajune fournissent un complément visuel idéal à des performances rythmées par un charme raffiné

Interview NEKOCHAN

Orchestra Of Spheres

Ils ont des pseudos improbables : Baba Rossa, E=M303, Jemi Hemi Mandala et Mos Locos. Is portent aussi des tenues fluo de cosmonautes sous acide, et utilisent des instruments dont ils sont les seuls à connaître l’existence (la guitare en boîte à biscuits, le sexomouse marimba).

Enfin, ils avouent des influences musicales qui s’étendent de la no-wave polynésienne au free jazz, en passant par la disco psychédélique : c’est peu dire que ces quatre Néo-zélandais sérieusement agités du bocal doivent détoner au pays des bergeries et du rugby roi !

Qu’importe, puisque leurs shows en forme de happenings imprévisibles leur valent déjà la reconnaissance de tous les amateurs d’aventures imprévues dans la stratosphère musicale.

http://www.myspace.com/orchestraofspheres

Interview ORCHESTRA OF SPHERES

Rhum For Pauline

Rhum For PaulineLe regard résolument tourné vers l’autre côté de l’Atlantique, ce quatuor nantais, qui compte dans ses rangs le batteur de Minitel Rose et le bassiste d’Elephanz, ne dissimule pas un amour immodéré pour la musique californienne, en témoignent les compositions disséminées sur les deux EP publiés par le label FVTVR.

Ambiances soul, atmosphères parfois psychédéliques et chœurs mixtes évoquant les plus belles heures de la music sont autant d’influences parfaitement digérées par cette formation aux chansons accrocheuses, qui aime jouer sur les contrastes pour mieux créer un effet de surprise.

http://www.myspace.com/rhumforpauline

Interview RHUM FOR PAULINE

Robin Foster

Installé en Bretagne depuis 1997, ce guitariste et compositeur anglais a commencé par exercer ses talents au sein du groupe Beth, puis de Moneypenny jusqu’en 2005. Puis, il fait sa révolution, s’entoure dès l’année suivante de nouveaux musiciens fin 2006 et imagine le collectif Never Meet Your Heroes.

Fort du succès de sa page myspace, Robin renoue avec la scène et enchaîne les premières parties bien senties – Sharko, Zone Libre ou encore ses compatriotes de Art Brut. Presque entièrement instrumental, son premier LP solo, Life Is Elsewhere (2008), reste dominé par des tonalités post-rock qui font ma part belle à la mélancolie, entre arpèges vaporeux et beats électroniques.

Il sera accompagné par le chanteur Dave Pen, déjà croisé au sein de Birdpen ou Archive, avec lequel il vient d’enregistrer un nouvel album que le public des Trans va découvrir en exclusivité.

http://www.myspace.com/robinfoster

Interview ROBIN FOSTER

St Augustine

Derrière ce nom en clin d’œil à Bob Dylan, se cache François-Régis Croisier, musicien érudit en quête de la chanson parfaite. Entre les girl groups et Bonnie ‘Prince’ Billy, Brian Wilson et Leonard Cohen, il a choisi de ne pas choisir, déclinant ces obsessions sur un premier album enthousiasmant, Changing Plans. Cette année, ce dessinateur également très doué réalisé un superbe EP intimiste et crépusculaire, aux atmosphères plus recueillies, qui préfigurent sans doute la teneur d’un nouvel LP annoncé pour le premier semestre 2012. Et dont la sortie pourrait bien consacrer le talent de cet insatiable perfectionniste.

http://www.myspace.com/staugustinelovesyou

Interview ST AUGUSTINE

Sallie Ford and the Sound Outside

“Quand j’allume la radio, tout se ressemble. Qu’est-ce que ces gens ont fait à la musique ?ˮ C’est avec cette déclaration d’intention des plus explicites que s’ouvre Dirty Radio (2011), le premier album de Sallie Ford & The Sound Outside sur l’excellent label Fargo. Avec son look improbable de secrétaire médicale, cette chanteuse débarque de Portland bien entourée (un trio de musiciens orfèvres) et décidée à sérieusement secouer le paysage musical. Férue de Bessie Smith et de Tom Waits, elle affiche à la fois une attitude résolument punk et possède le timbre imbibé de fumée et d’alcool des divas jazz d’antan. Une personnalité piquante qui donne une saveur particulière à ses chansons, où le ton résolument moderne des textes contraste avec un son brut et rétro, mélange de rockabilly et de blues que l’on croirait tout droit sorti des archives des studios Sun.

http://www.myspace.com/sallieford

Interview Sallie Ford and the Sound Outside

Senior Picante

Senior Picante, c’est en fait l’alter ego d’Alex Dellarge (encore lui !), qui change de blaze pour infliger un mix foutraque mêlant reggaeton, dubstep, cumbia et acid house, d’où émergent de grosses basses qui tabassent, une sensualité purement latine et cramée et une bonne dose de folie typiquement mexicaine. À grands coups de beats lubriques, de samples salaces, ce copain de l’insaisissable Silverio livre de véritables performances aussi dérangeantes qu’hilarantes, et a déjà mis pas mal de salles à sac à travers le monde. Pour le moment, on ne voit aucune raison valable pour que l’énergumène épargne le Hall 4 !

http://www.myspace.com/seniorpicante

Shiko Shiko

Fascinés par le Japon, ces quatre étudiants lillois ont emprunté leur nom au vocable que les Nippons emploient pour désigner la masturbation.

Irradiant d’une énergie électrique communicative, leurs performances scéniques, aussi impressionnantes visuellement que musicalement, ne s’apparentent pourtant ni de près ni de loin à l’exercice d’un plaisir solitaire. Le dynamisme combiné des percussions, des synthés et des guitares donne naissance à un rock mutant et à des compositions à la fois mélodiques et bruitistes, caractérisées par une puissance sonore d’autant plus appréciable qu’elle s’impose de manière nuancée et stylée.

http://www.myspace.com/shikoshikoband

Interview SHIKO SHIKO

Silverio

SILVERIOAgitant le hip-hop du Bronx, le punk de Forrest Hill, la new-beat de Belgique et l’electro de Sheffield, l’homme carambole les sons pour composer la bande-son d’un cartoon coloré, violent et hilarant.

Et il n’oublie pas d’y ajouter une touche toute personnelle, en saupoudrant parfois le tout de percussions mexicaines et chœurs hispaniques. Silverio, ce serait quelque chose comme DAF en poncho, Suicide dévorant des fajitas. Mais c’est aussi et surtout un performer hors pair, vêtu d’un simple slip ou en costume trois pièces, à la fois entertainer de génie et magicien manipulant des fréquences étranges, synthétiques et percutantes.

Avec Silverio, les Trans Musicales auront rarement porté aussi bien leur nom.

http://www.myspace.com/silverionuevosricos

Interview SILVERIO

Spoek Mathambo

À seulement vingt-six ans, Spoek Mathambo a déjà une belle carrière éclatée derrière lui. MC, producteur, DJ, danseur et graphiste, membre du collectif electro-hip-hop Playdoe et du projet dance Sweat’X, le Sud-africain s’est fait remarquer en solo avec un premier album exubérant, Mshini Wam, et mis dans sa poche les nostalgiques new-wave avec Control (reprise façon kwaito de She’s Lost Control de Joy Division). Sombre, âpre et magnétique, Mathambo se nourrit à la contestation de la Zulu Nation, à la hargne de Public Enemy, à l’euphorie rave et aux basses maousses. En puisant à la fois dans les sons colorés de Soweto, dans l’urbanité mondialisée du rap et dans le post-punk glacial, le jeune homme – récemment signé sur Sub Pop – s’impose comme une valeur sûre du hip-hop qui ne tient pas en place.

http://www.myspace.com/spoek

Interview SPOEK MANTHAMBO

TOTALLY ENORMOUS EXINCT DINOSAURS

Si le jeune Orlando Higginbottom a signé en 2010 une entrée remarquée sur la scène electro britannique, il le doit davantage aux qualités jubilatoires de son premier EP, All In Two Sixty Dancehalls, sorti chez Greco Roman – le label de Joe Godard (Hot Chip) –, qu’aux déguisements de sauriens qu’il revêt habituellement lors de ses prestations live – en hommage à ce nom de scène mystérieux. Entouré de danseuses, il délivre sur scène une pop électronique et dynamisante qui laisse déjà transparaître un sens égal de l’efficacité et de la fantaisie. Dynamique et talentueux, TEED n’a décidément rien d’un dinosaure.

http://www.myspace.com/totallyenormousextinctdinosaurs

ZAK LAUGHED

Multi-instrumentiste agile, doté d’une culture encyclopédique, et d’un sens certain de la réparti, le jeune Zak est une figure de la scène clermontoise. Après un premier album paru sur un label de la Capitale, le garçon a endossé les habits du fils prodigue pour rejoindre le giron Kütu Folk. il en a profité pour signer, tout en préparant son Bac, un beau disque aux accents classiques, Love is The Carpet, qui ressemble à s’y méprendre à la bande- originale rêvée d’une promenade dans les rues de Brooklyn et Manhattan. Au siècle dernier, bien évidemment.

http://www.myspace.com/zaklaughed

Interview ZAK LAUGHED

Retrouvez toutes les interviews

Haut de page