Le Rock Dans Tous Ses Etats, interviews

Retrouvez ici toutes les interviews des artistes réalisées par les Férarockeurs pendant le Rock Dans Tous Ses États, le vendredi 29 et samedi 30 juin 2012 !
Classées par ordre alphabétiques, ci-dessous les interviews de 1995 // Bomba Estereo // Brian Jonestown Massacre // Chinese Man // Citizens ! // Cypress Hill // Daniel Darc // Factory Floor // Gordon Melon // Kap Bambino // Mrs Good // Noein // Rocky // Russian Red // Stuck In The Sound // Squarepusher // The Bots // The Rapture // Yidaki Jug Band

1995

A une époque où le rap se perd dans l’apparat au détriment de l’expression d’une nécessité, il est parfois bon de se retourner et de puiser chez les anciens la véracité dont le game a besoin. En 1995, que faisiez-vous ? NTM donnait la Fièvre, le Wu ouvrait sa 36ème chambre, le rap hardcore français dérangeait l’autorité. Les membres de ce jeune collectif parrainé par Zoxea (des Sages Po’) puisent à cette même Source leur vitalité, qu’on retrouve sur un premier ep frais et fort en gueule. A l’ancienne, mais sans nostalgie

Interview 1995

Bomba Estereo

C’est bien connu : on s’ouvre d’autant mieux aux autres que l’on sait d’où on vient soi-même... ainsi va la logique de ce projet Colombien fondé en 2001 par Simon Mejia qui aligne les albums et les tournées incendiaires, brassant un généreux panaché de hip-hop, ragga, electro, mêlé de bases Cumbia traditionnelles. Impossible de se tromper sur l’identité de ce groupe hors-format, qui pourtant se plaît à troubler les frontières du passé et du futur, redécoupant à la machette les territoires musicaux établis pour mieux vous accueillir dans le leur !

Interview Bomba Estero

Brian Jonestown Massacre

Si l’électron libre du rock psyché Anton Newcombe demande Qui A Tué Le Sgt Pepper, c’est qu’il a certainement la réponse. Sa musique noire et hypnotique a insidieusement contribué à enterrer la gentillesse pop baroque des Fab Four sous un déluge de larsens, de drones panoramiques et d’attitude. Son nouvel ovni « Aufheben », baigné dans Berlin la décadente, signe une nouvelle étape dans l’édification de l’œuvre apocalyptique de ce Charles Manson garage.

Interview Brian Jonestown Massacre

Chinese Man

Décidément, la Planète Mars a beaucoup à offrir. Du bouillonnant carrefour phocéen, ce collectif -à la fois groupe et label- agit depuis presque une décennie au service d’une idée de style qui fédèrerait toutes les tendances du turntablism en une identité propre. Downtempo, jazz, dub, funk, abstract... la sauce prend et se répand inexorablement en France comme aux Etats-Unis via les compilations Groove Sessions et un album-phare, Racing to the Sun.

Interview Chinese Man

Citizens !

Citoyens, citoyennes ! Avis à la population : par ordonnance de Sa Gracieuse Majesté, on cédera désormais à la fièvre pop sur les rythmes syncopés de ce quintet de Londres fraîchement signé chez les parisiens de Kitsuné. Produits par Alex Kapranos (Franz Ferdinand), ils sont déjà les auteurs de quelques bijoux entêtants (« Reptile », « True Romance »...) qui ne dépareraient ni dans la discographie des Pet Shop Boys, ni dans celle de LCD Soundsystem : voix fluette et sexy, lignes de claviers imparables... Oyez : tout contrevenant sera châtié en place de grève.

Interview Citizens !

Cypress Hill

Quand les rois du hip-hop lugubre reviennent sur album et sur scène pour donner une grande leçon de vida loca, l’évènement mérite qu’on s’y arrête. Après un break de plus de cinq ans, le "Rise up" de B-Real et Sen Dog brandit toujours haut et fort l’étendard d’un rap gothique et fumigène -mais cette fois, c’est l’exploration des racines latines qui sert de fil conducteur à ces chroniques impitoyables traversées de spasmes violents et sarcastiques...

Interview Cypress Hill

Daniel Darc

Ne cherchez pas le garçon, il ne prendra plus le taxi, girl. Depuis sa renaissance discographique entamée avec « Crève-coeur » en 2004, Daniel Darc enchaîne les albums poignants, créant une lignée d’épiphanies beat et de dérives rock (dés)enchantées. « La taille de mon âme » est le carnet de bord d’un éternel auto-stoppeur en route vers sa propre lumière. Le tatoué s’y livre à la poésie chère à Burroughs, danse avec les mots, croque le trottoir pour mieux rendre le sublime.

Interview Daniel Darc

Factory Floor

Vous cherchiez, en condensé, ce que l’Angleterre a produit de plus sale, inquiétant, menaçant, industriel ? Laissez tomber, on ne parle pas de leur cuisine -mais bien de Factory Floor, la terreur londonienne. Un vrai B-52 qui survolerait les tendances les plus extrêmes du post-punk et la disco rouillée avant de se crasher droit chez DFA. Les vagissements syncopés façon fin du monde que ces trois lads expurgent de leurs instruments tiennent de l’anti-miracle absolu. C’est bon d’avoir mal.

Interview Factory Floor

Gordon Melon

Quelques années d’existence et une poignée de eps indispensables ont rendu le trio rouennais maîtres sur leur propre terrain : l’indie-rock efficace et racé... qu’ils maîtrisent non pas à la façon de briscards revenus de tout et de son contraire, mais avec une excitante fraîcheur. Et l’envie de proposer leur propre langage dans la joute des combos à guitare, catégorie « moins de trente ans, mais plus d’idées que vous tous réunis ». Comme ça, sans le faire exprès. A suivre absolument !

Interview Gordon Melon

Kap Bambino

C’est avec le tout frais « Devotion » que le duo bordelais attaque 2012. Forts d’une réputation scénique qui a conquis les festivals les plus renommés (Glastonbury, SXSW...), la kap-bombinette à deux têtes déploie sa recette punk synthétique avec toujours autant de frénésie à chaque concert car « ça pourrait être le dernier » comme l’indique Caroline Martial. Cela posé, on comprend mieux : la folie furieuse, les Korgs en surchauffe qui demandent grâce, la rencontre impossible de Suicide et du 8-bit. Chaud devant.

Interview Kap Bambino

Mrs Good

Ciselant avec l’amour des choses bien faites leurs harmonies pastorales à l’ombre d’influences évidentes (Crosby, Stills, Nash & Young, Beatles, Byrds...) tout en les intégrant à leur époque, les quatre velus parisiens de Mrs Good grimpent peu à peu les marches du podium pop. Après la b.o. d’un film (« La Lisière ») et un premier ep 4 titres remarqué, voici que le tremplin Ricard S.A. Live Music tombe amoureux de cette liqueur ambrée et forte en gueule et décide de la distiller au RDTSE, pour fêter la sortie du ep sur le label digital Believe !

Interview Mrs Good

Noein

Point de rencontre de musiciens officiant déjà dans diverses formations metal normandes, le quintet rouennais pourrait bien créer la surprise à haut niveau – et l’a déjà créée en participant au Metal Battle du festival de Wacken l’an dernier. La raison : une formule rouleau-compresseur qui évoque le sens de la chirurgie Scandinave (In Flames, Soilwork, Opeth...) ou les clins d’oeil industriels futuristes chers à Fear Factory... et surtout l’envie d’en découdre avec la planète entière.

Interview Noein

Rocky

Un nom qu’on croise au gré de premières parties de choix : Yuksek, The Shoes... et on se rend compte que ce groupe lillois est en train de faire entrer la pop tarée école Talking Heads dans la sphère house. Mine de rien, leurs beats garage et leurs futals trop courts sont en passe de faire comprendre à la France entière qu’il est idiot de cliver l’énergie scénique et la transe des clubs : plutôt les rassembler dans un même élan volontaire dédié à la sueur, aux strobos et aux rencontres amoureuses à 6h du mat’.

Interview Rocky

Russian Red

Le phénomène madrilène Russian Red, derrière lequel se tapit la voix feutrée et espiègle de Lourdes Hernandez, serait bien en passe d’exploser les frontières de son pays natal. Partagé entre nostalgie rockab’ classieuse et recherche harmonique pop parfaite, son deuxième album « Fuerteventura » est aussi peu hispanique que la musique de Legendary Tiger Man est lusophone, par exemple. Et pourtant, on pourrait comparer la démarche de ces deux artistes péninsulaires, tous deux en quête de la torch song parfaite...

Interview Russian Red

Stuck In The Sound

Sur leur troisième livrée intitulée Pursuit, les quatre parisiens sont plus que jamais Collés Dans Le Son. On y trouve la quintessence du style qu’ils s’attachent à forger depuis leur premier Nevermind the Living Dead : un indie-rock où dissonances et martèlement copulent comme aux plus belles heures de Pavement, Fugazi, Pixies et Sonic Youth. Catchy, dansant, pétri de références et d’humour noir salvateur, le rock d’aujourd’hui est ici.

Interview Stuck In The Sound

Squarepusher

Evènement : après un album très free-jazz, Thomas Jenkinson alias Squarepusher façonne un nouveau jet violent, abrasif et intense ! Ayant contribué à bâtir aux côtés d’Aphex Twin LE son Warp Records, mur de dissonances expérimentales et de bruit blanc avant-gardiste, Squarepusher a déclaré avoir « pensé à de la pure electro à nouveau. Quelque chose d’à la fois très agressif et de très mélodique ». C’est donc avec fierté qu’Evreux accueil le ce nouveau live également présenté à Tokyo, New-York, Sao Paulo...

Interview Squarepusher

The Bots

Non, le punk-rock n’est pas devenu un truc de vieux schnocks. Il suffit de jeter une oreille à ce duo californien pour comprendre que la vitalité du genre émerge toujours de l’adolescence. A 18 et 14 ans, les frères Lei sont à la tête d’un palmarès impressionnant : un album, une paire de eps, des claques mémorables assénées au public du Warped Tour, un featuring de H.R. des Bad Brains sur leur prestation au festival Afro-Punk... alors, qui d’autre ? Ah oui, on oubliait aussi : la plus grosse patate depuis Circle Jerks, Black Flag, Wasted Youth ou les premiers Beastie Boys.

Interview The Bots

The Rapture

Leur passage en 2004 sur Navarre avait dynamité la pelouse au son du planétaire « House of jealous lovers »... quoi de neuf depuis ? Et bien un nouvel album produit par Philippe Zdar, français qu’on retrouve partout où ça danse sec. Et sur ce « In The Grace Of Your Love » -encore chez DFA- on y danse sec. Toujours un pied dans le post-punk déluré, les New-Yorkais en ont posé un autre bien profond dans la house tropicale. Claviers en avant, la crinière dans l’electro-pop d’aujourd’hui.

Interview The Rapture

Yidaki Jug Band

Ce duo ébroïcien formé l’an dernier entend rendre hommage au truc le plus Do It Yourself que les bluesmen aient inventé... à savoir jouer avec tout ce qui traîne sous la main. Dont le « jug » : littéralement, un pichet. Voilà l’esprit ! Du blues roots, joué de façon déglingue et bricoleuse, histoire de retrouver l’esprit originel de la musique la plus viscérale du monde. On est abasourdi par la ribambelle de machins qu’Arthur et Davy maîtrisent : banjo, lapsteel, didgeridoo, basses et guitares... Robert Johnson doit les attendre en loge.

Interview Yidaki Jug Band
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