LES NUITS BOTANIQUE 2019

Les radios FERAROCK vous font découvrir le festival bruxellois Les Nuits Botanique !

Betty de Radio FMR était sur l’édition 2019 des Nuits Botanique : replongez vous dans l’ambiance

La 26ème édition du festival Bruxellois avait lieu du 25/04 au 05/05.
Dans le magnifique cadre qu’offre le Botanique, trois scènes se sont partagé des affiches remarquables : Le Grand Salon, l’Orangeraie, la Rotonde et le Chapiteau, au beau milieu du jardin botanique.
Le week-end de clôture a conclu les festivités en bonne et dûe forme ! Flashback.

Vendredi 03 Mai :
- Le Chapiteau,19H30 : Biffty les 1ers en scène jouent alors qu’il fait encore jour. Ils n’attendront pas la nuit avant de nous balancer qu’ils veulent ’nous la mettre’..c’est ce qui s’appelle briser la glace, La foule jumpe, la soirée est lancée !

20H30 : La fine Equipe enchaîne, ce soir c’est la 1ère date de leur nouvelle tournée.
1 platine, 3 ordis...on voyage du blues à l’electro en passant par le hip-hop en quelques scratchs.
Ils nous offrent leurs derniers morceaux, dont des co-prod avec Fakear ; ils placent en douce une petite dédicace pour Jean Pierre Marielle pendant que nos yeux se perdent encore sur la scéno : des cubes transparents qui se remplissent de fumigène et de lumière, simple et efficace.
C’était le quotat politiquement correct de la salle.

22H : Salut c’est cool débarquent avec leurs gros sabots.
Le temps d’aller jeter un œil au autres concerts, je ne vois que les 10 dernières minutes : il fait 40°, le chapiteau est moite, l’ambiance a des allures de boom italo dance des 90’s.
Au fond de la salle, un mec est en train de slammer sur un carton géant...mais que s’est-il passé ici ?!
Leur dernier morceau est ’Merci Nature’, tonnerre d’applaudissements, le public tape du pied par terre et réclame un rappel.. ;en chantant ’Salam Alaykoum’, et le groupe suit !
Entre deux tours de trottinette sur scène, ils annoncent l’after dans la salle de la Rotonde, certains ne sont pas prêts d’être couchés !

- L’orangeraie,20h : Peritelle sont les 1er à passer. Les rythmiques sont électroniques, l’ambiance est psychédélique : ils sont déguisés, en jupe sur scène, les visuels sur l’écran géants sont des montages ultra kitsch mêlant leur photos dans un style mauvais goût 80’s avec des tournesols, de l’aérobic... second dégré absolu ! Ils nous font bien rigoler jusqu’à ce qu’ils reprennent ’Idées Noires’ de Lavilliers pour leur dernier morceau : plus un pour le choix !
Ils nous souhaitent une bonne soirée en attendant ’Catherine Tempête’, de gentils tarés !

20H50 : Appollo Noir a un petit set up : 3 petites machines et des câbles partout, où se cachent ses mains lorsqu’il joue. Un minimalisme matériel qui cache pourtant une armée de sonorités différentes pour un voyage de l’electro vers la techno.
Sans micro, il remercie pourtant le public entre chaque morceau. En quittant la scène, il ramasse ses bouteilles d’eau et remet ses lunettes sur le net. Touchant. Simple.

21H50 : Kate Tempest est là, ENFIN.
Quelques mots en introdution pour nous dire combien elle est contente de jouer ce soir, cette date est la 1ère de sa nouvelle tournée.
Dès le 1er morceau elle enchaîne 15min de poésie non stop, presque dans un souffle.
Le public la fixe, ébahi.
Elle place quelques morceaux de son prochain album, elle nous parle de l’Angleterre, SON Angleterre, de cette fille aperçue dans la rue, de son enfance...de la vie, en somme.
Dans la salle certains ont les yeux fermés, envoutés. Kate prononce la grand’messe et c’est la communion dans l’orangeraie.

Samedi 04/05 :
Le Grand Salon, 20h : dans cette salle où les sièges ont été aménagés en mode cosy, Johan Papaconstantino fait une entrée discrète mais non moins chaleureusement saluée.
Il joue seul, sur des bandes pré-enregistrées, il chante avec son vocoder, et joue de temps à autres d’un instrument traditionnel oriental, ce qui fait son univers.
Au 3 ème morceau, les gens se lèvent et se mettent à danser. Le public chante cette pop orientale en français, efficace.
L’apogée arrive lorsqu’il joue ’J’sais Pas’, c’est l’ovation.

21H :Aloïse Sauvage entre en scène.
Dès le début, la voix est gentiment vocodée sans outrance, et les moreaux sont tous chorégraphiés.
Entre deux morceaux, elles s’assure que tout le monde la voit bien dans la salle.
Puis le micro suspendu descend du haut plafond de la salle, comme dans le clip de ’Présentement’.
Aloïse, telle un pantin, fascine par son énergie et sa maîtrise quant à cette prestation sublime.
Un beau spectacle !

L’orangeraie, 20h Yôkaï : 8 mecs sur scène, 2 doubles claviers, 2 batteries, une section cuivre. On sait que ça va jouer !
La musique arpente les chemins de la musique électronique instrumentale parfois tribale, parfois Krautrock, avec des influences jazz. Une vraie richesse !

21H20 Altin Gun continuent sur cette lancée de world music en déployant les instruments traditionnels turcs. Ceci ajouté au percussionniste près du batteur et à la chanteuse aux maracas, il n’en fallait pas moins pour jouer les morceaux du nouvel album ; si ce n’est une touche de synthétiseurs tous droits sortis des 70’s et 80’s.
La fraîcheur du mélange fait des adeptes , la preuve lorsque la chanteuse tend le micro dans la fosse : le public chante en turc !

Le Chapiteau, 20h20 Kap Bambino entre en piste. Sous sa petite robe blanche, elle à l’air bien sage ; mais sous ces apparences de petite fille, elle chante fort et saute partout, en dix minutes elle est déjà en nage. Le post punk electronique est de sortie, elle tiendra plus d’une heure comme ça !

21H40 Kompromat était clairement attendu par le public. Dès les premières basses, le public encore dehors accourt littéralement dans la salle. Vitalic impose par sa force tranquille derrière ses machines, Rebeka Warrior affiche un total look rock n roll, elle est au micro où elle chante surtout en allemand, et joue parfois aussi sur quelques machines.
Le show laser est d’une ampleur digne de Vitalic, à s’en déclancher des crises d’une géniale épilepsie...La musique est sombre, et l’on perçoit parfois des relans de ’Ok Cowboy’ dans les instrus.
Dans le dernier quart d’heure nous aurons droit à l’inévitable ’La Mort Sur le Dancefloor’.
La fin du show déclenche l’ovation du public qui quémande un rappel en criant ’Rebeka, Rebeka !’
Et Kompromat revient achever l’audience.

23H : Molecule nous fait une frayeur en commençant en retard...l’écran géant installé derrière lui est enlevé...mais finalement il commence enfin avec les survivants de la soirée.
Le son est lourd, la techno de plomb...il règle ses machines d’une main de maître, et encourage sans cesse les festivaliers à crier, entre deux clopes.
Les lumières sont minimalistes, on ne le voit presque pas, mais on se laisse guider par ses morceaux qui rappellent à un moment un sacrément bon ’Rolling & Scratching’ de on-ne-les-nommera-plus Daft Punk.
Les basses s’entendent à 500m à la ronde, c’est l’orgie de sons, et je vois bien les bruxellois s’être transformé en zombies avant la fin de cette nuit de dingue.

La dernier week-end de concert se cloturera le lendemain, avec entre autre, Voyou à l’affiche.
L’année prochaine courrez à ce festival : pour la ville aréable et accueillante, pour le jardin Botanique et ses salles incroyables, pour la programmation folle et éclectique.
Vous n’avez plus aucune raison de ne pas vous laisser tenter !

PROGRAMMATION

+ d’infos

Haut de page