JULY TALK - July Talk

Cette semaine, du 06 au 10 octobre 2014, sur les radios de la FERAROCK, découvrez le nouvel album éponyme de July Talk sorti le 22 septembre chez Barclay

Le quintet formé en 2012 à Toronto, compte également parmi ses membres le guitariste Ian Docherty, le bassiste Josh Warburton et le batteur Danny Miles. Ensemble ils écrivent, enregistrent, filment et montent absolument toutes leurs productions qu’elles soient visuelles ou musicales, publiées sous le nom de July Talk. La base de cette énergie créative repose sur une esthétique des opposés. Des opposés qui sautent aux yeux lorsque l’on observe les deux chanteurs. Dreimanis, le campagnard, et Fay plus urbaine ; lui le baryton exubérant, elle telle un volcan qui dort. L’un qu’il est difficile de ne pas voir, l’autre que l’on est heureux d’avoir pu découvrir. A tout dire, ils sont même presque passés à côté l’un de l’autre.

« Peter et moi, nous nous sommes rencontrés dans un bar dans la partie ouest de Toronto » se rappelle Leah, cette nuit ou encore étrangers ils ont mesuré leurs voix de manière impromptue. « Il ne tenait vraiment pas en place, un vrai feu follet. Et il chantait vraiment comme un homme qui avait 60 ans de plus que son age ».

Une voix que les producteurs de la série américaine Walking Dead ont tellement aimé qu’ils lui ont demandée d’enregistrer une reprise du titre Bad Moon Rising de Creedence Clearwater Revival mais dans un registre plus grinçant. Le résultat, cette progression lente qui fait ressortir la voix singulièrement érodée de Peter.

« Leah m’intimidait », admet Peter Dreimanis, se rappelant la nuit de leur première rencontre dans un bar. « Je l’ai entendue chanter et elle semblait si détachée. Elle n’essayait pas du tout d’impressionner son monde avec sa voix. Elle chante comme elle parle ; calmement, tout en maîtrise ». Une mesure qui semble t’il a convaincu la CBC (la BBC canadienne) de la nommer parmi les personnalités les plus importantes de tous les temps.

Même si cette nuit là, Leah ne daigna pas donner suite aux avances de Peter, l’obstination de ce dernier eut raison d’elle. Il réussit à la retrouver et lui faire écouter sa musique. Elle ne put alors plus s’en détacher, et l’union artistique se concrétisa. Il la présenta à l’autre membre de son groupe, Danny Miles, ainsi qu’à son guitariste local préféré, Ian Docherty et au musicien-cinéaste également issu de la scène locale, Josh Warburton. Ensemble ils développèrent un son au service de cette dynamique sans concession basée autour de ce contraste entre les deux interprètes.

Les productions vidéos du groupe étaient toute aussi spectaculaires. Le court-métrage qui accompagne le titre Summer Dress, extrait de leur prochain EP (à paraître le 26 mai), donne une idée des live explosifs à venir mais aussi du soin qu’ils apportent à leur image. Filmé en noir et blanc. Avec une lumière magnifique. Sexy. Comme une pub Calvin Klein en plus déjantée. Mais on y retrouve aussi et surtout l’expression de l’énergie bouillonnante qui anime chacun des interprètes.

En mars 2014, July Talk était nommé pour les Juno Award (l’équivalent canadien des Grammys) aux côtés d’Arcade Fire. Leur performance lors de la cérémonie, laisse entrevoir cette lueur en eux, débridée par moment, qui a su les propulser de la chaleur des petites salles de 500 personnes aux plus grands festivals canadiens au cours de la même année. Le même tour de force qu’ils s’apprêtent à réaliser en Angleterre pour la première fois pour le Dot to Dot Festival.

Comme le disent si bien Peter et Leah, July Talk font ce qu’il faut et plus pour marquer les esprits en concert.

« Pour nos premières répétitions je me sentais vraiment perdue sans guitare » explique Leah. « Du coup je montais sur tout ce qu’il y avait, me balançait au plafond, faisant n’importe quoi avec les lumières et fonçant sur tout le monde. En live, on reproduit vraiment cette même idée du n’importe quoi. »

« Il y a du faux-sang, du vin partout, des concours de T-shirts mouillés pour les hommes... » dit Peter, « On a jamais vraiment répété de jeu de scène entre nous, on mise vraiment sur la spontanéité : On laisse le concert prendre le meilleur de nous. Nous on se contente de se tenir les mains au milieu de la tempête ».

+ d’infos : sur Facebook

L’album de July Talk est à découvrir et à gagner jusqu’au 10 octobre sur les radios FERAROCK !

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