GERARD BASTE - Le Prince De La Vigne

Cette semaine, du 21 novembre au 25 novembre 2016, les radios FERAROCK vous font découvrir Le Prince De La Vigne le nouvel album de Gérard Baste qui est sorti vendredi 28 octobre 2016 chez Drunk Money.


Ça fait longtemps qu’on l’attendait cet album, premier opus solo d’un MC iconique et à part dans le rap français : Gérard Baste. Une attitude Rock n’Roll, un flow aussi lourd que ses vannes, une générosité qui le pousse à tout partager avec son public, et des collaborations dans tous les sens. A coups de Santiag’ mais dans la bonne humeur, Gérard Baste a su s’imposer comme « l’entertainer » incontournable de sa génération. Membre charismatique de Svinkels, considérés par beaucoup comme l’équivalent français le plus crédible des Beastie Boys, et chef de file de ce que d’aucuns ont appelé “rap alternatif”, terme fourre-tout pour désigner un rap qui se gausse des clichés et assume une identité pour le moins singulière. Singulier, en effet, il l’est, Gérard Baste. Personnage aussi rabelaisien que truculent, celui que ses fans appellent affectueusement Gégé (si ça vous rappelle quelqu’un, sachez que celui ci paie ses impôts en France) s’est fait un nom dans le rap en rappant sur la bière, le pâté et des prouesses sexuelles littéralement hors du commun. Le tout baigné de fortes influences punks, chose assez rare dans le rap français, depuis le culte “Réveiller le Punk”, véritable hymne de son combo Svinkels qui en fait sans doute le premier rappeur de ce côté de l’Atlantique à name dropper Pantera. Et on peut dire qu’on n’est pas déçus. Pour un premier solo “tardif” dans une carrière riche de 4 albums de groupes et de featuring innombrables (l’homme est généreux avec ses rejetons du rap indé), il fallait un album somme, et c’est chose faite. Tout d’abord et soyons honnêtes, c’est ce qui nous intéresse avant tout ici, on retrouve l’appétit gargantuesque de Gérard pour les punchlines (ou plutôt crunchlines) éthyliques ou salaces, l’album en regorge et le Prince se permet même d’ironiser sur la situation dans “Plus rien à dire”. Si Gégé a acquis ce statut culte, c’est aussi pour ses grandes qualités de rapper, qui ne sont plus à démontrer. Pour en juger, il suffit d’écouter le dynamité “Laisse Faire Prince”, où le dit Prince nous sert un fast flow qui n’a rien à envier aux cadors du genre.
Côté musique, on retrouve, forcément, des influences old school qui nous renvoient à l’âge d’or du meilleur rap new yorkais, mais aussi des accents plus modernes, bien que Gégé nous explique lui même pourquoi on ne retrouve pas de trap dans Shoobedoowap, titre en forme de tacle pour ces MCs stéréotypés. Dans son choix de beatmakers, notre Prince G se fait ainsi dénicheur de talents, laissant la part belle aux productions massives du label Welsh Recordz, des Wizi P (maintenant expatriés chez Mad Decent), le guitariste prodige Waxx, et les Beatmakers Picard Bros, mais aussi des potos de toujours comme Drixxxé (Triptik), Mr Xavier aka Xanax, l’inénarrable DJ Docteur Vince ou Didaï, et des nouveaux venus : Zenghi , déja responsable du terrible « Rap de Papa » ou encore le Dj Havrais Djar One, assurant avec panache la partie Boom-Bap de l’ensemble ! Et si cet album est un beau cadeau de la part d’un artiste VRAIMENT proche de ses fans (qui le lui rendent bien : la campagne Ulule a permis de récolter près de 50 000€ en un temps record) c’est aussi une belle porte d’entrée vers l’univers du Prince De La Vigne, artiste généreux et authentique en plus d’être, encore et pour longtemps, un bête de rappeur. L’année 2016 sera chargée pour les Bad Boys du Cap d’Agde !

Le nouvel album de Gérard Baste est à découvrir et à gagner jusqu’au 25 novembre sur les radios FERAROCK !

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