FAIR 2015 : les interviews (3/3)


Set & Match, Smokey Joe & The Kid, Thylacine, We Are Match et We Were Evergreen répondent aux questions de la FERAROCK ! Découvrez ci-dessous les interviews des artistes du FAIR 2015.

Set & Match

Set&Match évolue à bonne et respectable distance des clichés mornes et larmoyants qui ont trop longtemps usurpé l’identité du rap français. Postures de grand frère et leçons de morale laissent la place à la joie de vivre et la volonté de rapper sans contrainte ni cloison. De la trap music à la pop, Bunk, Jiddy Vybzz et Fatkiss s’autorisent tous les styles pour proposer une version libre et aventureuse du hip-hop. Une version 2.0 en rapport avec les codes et les habitudes de toute une génération.
Entre rap technique, flow élastique et ambiances décontractées, Set&Match refuse toujours de choisir. Les montpelliérains jonglent avec les cadences dans leur ruée intrépide vers les sommets du rap bleu blanc rouge.

FAIR 2015 : Set & Match

Smokey Joe & The Kid

Smokey Joe & The Kid c’est l’association d’un ponte de la mafia musicale bordelaise avec le parisien The Kid (aka Senbeï), producteur mercenaire passé maître dans l’art du turntablism.
Un an après leur 1er album, le duo de revient avec un nouvel EP 4 titres, enregistré entre Paris, Los Angeles et San Francisco. Un parti pris résolument hip-hop sur des samples puisé dans le répertoire de la musique traditionnelle américaine d’avant-guerre.
Ces deux gangsters vous entrainent au beau milieu des années 30 en distillant des remixes et compositions originales qui mêlent hip-hop et electro, avec le groove et le swing des mélodies du début du XX ème siècle. Solos de percussions joués au scratch, beats et mélodies interprétés à la MPC, tout est joué en live pour un résultat qui vaut le détour.

FAIR 2015 : Smokey Joe & The Kid

Thylacine

Thylacine c’est le nom savant du loup de Tasmanie, une espèce éteinte depuis 70 ans. Un mot précieux et délaissé que William Rezé a choisi d’apprivoiser pour donner corps à son electronica progressive et vaporeuse.
William commence la musique à 6 ans dans la classe de saxophone du conservatoire d’Angers avant de se tourner vers le jazz et l’improvisation, puis de découvrir la scène dans plusieurs groupes. Solitaire, il se serait bien vu enfermé dans un studio à composer de la musique de films, mais il réalise que la musique électronique pourrait bien être l’écrin idéal à ses rêveries intimes.
Ne craignant pas le danger, il joue le plus possible, improvise, n’hésite pas à sortir son sax alto et fait corps avec sa musique pour ne pas être l’esclave des machines. Sur scène, les projections graphiques réalisées par Laëtitia Bely rappellent les reflets sombres de Soulages et brouillent encore plus la frontière entre le dancefloor et l’imaginaire. Thylacine fait de nous les compagnons de route d’un voyage intime et sauvage au but mystérieux.

FAIR 2015 : Thylacine

We Are Match

Il est de ces rencontres d’artistes qui, sans qu’on puisse l’expliquer, parviennent à trouver une parfaite alchimie. Il suffit de croiser We Are Match pour comprendre : une vraie et belle amitié qui dure depuis l’enfance. Leur apprentissage de la musique, ils l’ont fait chacun de leur côté avant de se découvrir musicalement et de réaliser qu’ensemble ça pourrait marcher. Le reste est le fruit d’un travail intense, d’une grande sincérité, et de l’union de cerveaux débordants de créativité. Certains y voient Bon Iver, Fleet Foxes quand d’autres diront Gorillaz ou Franz Ferdinand.
Tous multi-instrumentistes, ils aiment se confronter à un problème pour le résoudre. La musique de We Are Match devient mathématique et fragile, schématique et puissante. Le tout est sublimé par cinq voix en harmonie, car ce qu’ils aiment par dessus tout c’est chanter ensemble.

FAIR 2015 : We Are Match

We Were Evergreen

We Were Evergreen a ce petit twist en plus quasi indescriptible. Une énergie savamment canalisée, une poésie flottante, et surtout, un sens captivant du rythme. Les trois membres du groupe ont grandi bercés par des influences très variées, de la pop anglosaxonne au jazz en passant par le classique et la chanson française. Puis ils ont voyagé. Et ensemble, ils ont confirmé leur penchant naturel pour ce que l’on appelle trop communément les musiques du monde, ont enrichi leur folk acoustique ludique de ces rythmes venus d’ailleurs, pour ensuite y intégrer un brin d’électronique.
En anglais, evergreen signifie « indémodable ». C’est tout ce que l’on souhaite à la musique de Fabienne, Michael et William. Car le trio ne compte pas s’arrêter aux frontières, tant géographiques que musicales. Nous ne sommes qu’au début du voyage.

FAIR 2015 : We Were Evergreen

+ d’info sur le FAIR 2015
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Pour écouter les interviews de Baden Baden, Blackmail, Blind Digital Citizen, Encore ! et Fakear
c’est ici : FAIR-2015 les interviews (1/3)


Pour écouter les interviews de Feu ! Chatterton, Grindi Manberg, Isaac Delusion,
Léonie Pernet et Radio Elvis c’est ici : FAIR-2015 les interviews (2/3)





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