Evangelista - Prince of thruth

EvangelistaCarla Bozulich et sa formation Evangelista viennent de sortir "Prince of Truth".

Apparue au milieu des années 90 au sein notamment des Geraldine Fibbers, Carla Bozulich a depuis fait son chemin, quelques fois en solo, mais la plupart du temps excellemment accompagnée, comme l’attestent ses nombreuses collaborations.

Il y a peu paraissait "Prince of Truth", sur le label montréalais Constellation Records (celui de Silver Mt Zion, Do Make Say Think ou Vic Chesnutt) deuxième album d’Evangelista, faux groupe dans lequel le seul membre permanent aux côtés de Bozulich est la bassiste Tara Barnes, et enregistré dans les studio d’Hotel2Tango.

The Slayer ouvre l’album par une sorte de plongée dans un sombre chaos de percussions métalliques, aux saturations éprouvantes et aux chœurs irrationnels. Le même genre d’ambiance obscure sert de comité d’accueil sur Tremble Drangonfly avant qu’un groupe de cordes fragiles n’allume enfin les bougies. Derrière ces quelques lumières vacillantes, la voix voilée de Carla Bozulich, celle-là même qui plane, sur fond d’orgue shuffle, par-dessus le majestueux I Lay There In Front of Me Covered in Ice. Et si on passe vite le très énervé You are Jaguar, c’est pour mieux s’immiscer dans l’intrigant Iris Didn’t Spell et ses entrelacs de cordes orientalisant puis pour faire connaissance avec les fantômes de Crack Teeth et son piano de saloon. Derrière la noirceur générale, la voix d’une artiste radicale s’élève vers des sommets d’émotion dont on ne se lasse décidemment pas.

+ d’infos : www.myspace.com/evangelistasounds

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