Compilation Esprit Musique #04

Cette semaine, du 02 au 06 mars 2015, la FERAROCK est partenaire de la quatrième Compilation Esprit Musique réunissant les 14 lauréats régionaux du Concours Jeunes Talents !

Repérés par des professionnels puis départagés par près de 10 000 votes, retrouvez sur cette compilation les 14 Lauréats du Concours Jeunes Talents Caisse d’Épargne 2014.

Ce concours a été créé pour aider les jeunes artistes.

Pour cette quatrième édition, les directeurs des Scènes en Régions ont présélectionné leurs groupes parmi les plus prometteurs de la jeune scène musicale française. Ces groupes ont été soumis aux votes des internautes qui ont plébiscité 14 Lauréats sur espritmusique.fr.
Les 14 groupes bénéficient d’un soutien financier de 1 000 €, de la présence du titre de leur choix sur cette compilation et l’un d’eux sera sélectionné pour faire les premières parties des Concerts
Privés 2015 de la Caisse d’Épargne.

LES ARTISTES DE LA COMPILATION #04

1. Nivek - Sélectionné par Le Chato’Do (Blois)
Le gars cite Booba et Benabar comme influences dans ses lyrics mais avec des punchlines comme « Nouvelle bastos, c’est du cash hein ! On va qué-cho Olivier Cachin »* ou encore « Aujourd’hui avec un bac tu fais des big mac », on sait clairement où penche son coeur ! Les rimes acérées coulent et groovent à la vitesse de la light sur les sons Electro nu-school jamais agressifs mais toujours tendus de Juxeboxe. La noirceur des lyrics et l’énergie du flow de NIVEK rappelle parfois Assassin... Désolé les gars, Cachin doit kiffer !

2. Izo Nomia – Sélectionné par Le Moulin de Brainans (Brainans)

En attendant un premier album à paraître en 2015, Izonomia rôde son
show en enchaînant les festivals et premières parties. Sur scène, on
navigue du Reggae roots au Ska débridé façon Skatalites, sans négliger un clin petit d’oeil au maître du umpa umpa style, Emir Kusturica. Sur ces instrus exotiques, et fortement portés sur la guinche, on nous ramène à la réalité en nous narrant des aventures de tortues et de limaces ou en nous invitant à nous réjouir de la mort du président avec une comptine libertaire.

3. Mac Abbé et Le Zombi Orchestra – Sélectionné par La Presqu’Île (Annonay)

Cet orchestre là est capable de tout. De tout ? Oui. Musicalement, on peut zapper du Swing au Hard Rock en passant par la Tarentelle avec une aisance et une efficacité déconcertantes. Cet éclectisme aux accents circassiens propose un écrin délirant à des textes mordants et ciselés. De la provoc’ de haut vol : « L’alcool, t’as vu ça marche pour tout mais faut en boire beaucoup. » ou encore « L’amour, c’est bien un truc de pédés. » Le Zombi Orchestra peut lorgner sans ciller sur le trône vacant des Têtes Raides et autres VRP, références incontournables de la chanson spectaculaire made in France.

4. Joli Falzar – Sélectionné par La Maison du Boulanger (Troyes)

Une histoire de potes qui devient une histoire de famille qui devient au fil des concerts un phénomène scénique local... la bande de Troyes reprend le flambeau de la chanson française festive si chère à nos festivals estivaux. Fidèles à la lignée néo-réaliste incarnée par La Rue Ketanou, les chansons narrent les petites galères et les grandes joies du quotidien, émotions en bandoulière, cuivres en avant et regard fixé sur un horizon ensoleillé, hispanique ou jamaïcain.

5. THE BREEZE - Sélectionné par le Krakatoa (Mérignac)

Un courant d’air qui glace le sang en même temps qu’il affole les pulsations cardiaques... c’est à peu près l’effet que procure l’écoute de la musique de ces jeunes bordelais. Chaud-froid, aigre-doux, masculin-féminin, les repères binaires sont brouillés et l’on succombe au charme troublant du duo en se remémorant les transes sombres de Crystal Castles et The Cure. Repérés par le Krakatoa et Les Inrocks, on peut dire que The Breeze a le vent en poupe. C’est le moment de sortir le spi les gars !

6. The One Armed Man - Sélectionné par Zone 51 (Sélestat)]

Ce combo alsacien propose un sonwgriting Rock sensible flirtant
talentueusement avec ses influences. Une pose sexy Rolling Stonienne
sur le single « Cold rain », un riff phallique façon Jack White sur « My own gold », un flow groovy et sensuel à la Beck sur « Mad season » et même une ballade Springsteenienne impeccable (« July »). Entre riffs de guitar hero et mélodies susurrées, l’émoi suscité est unisexe mais loin d’être asexué. Souhaitons-leur d’aller nourrir leur inspiration américaine avec une belle tournée US.

7. The Cellar - Sélectionné par Lo Bolegason (Castres)

Ça « ramone » furieusement dans cette cave où l’on devine que le groupe a élu domicile pour ses répèts. Les références Punk et Rock sont claires et assumées, les chansons bien troussées, l’énergie électrique... on met quiconque au défi de rester assis plus de 30 secondes quand les 4 castrais prennent la scène d’assaut. On se prend à rêver d’un premier album produit par Steve Albini, le type le plus doué au monde pour capter sur bande magnétique l’énergie sauvage et communicative d’énergumènes comme les Pixies, Jon Spencer Blues Explosion, Fugazi ou Nirvana.

8. Last Train - Sélectionné par Hiero (Colmar)

Last Train incarne une nouvelle génération Rock, post Black Keys et Hanni El Katib, ayant renoué avec les racines du Garage 60’s le plus malfamé. La production de leurs deux premiers titres est impeccable, rugueuse et cradingue à souhait. La distorsion omniprésente ne gâche jamais les qualités mélodiques des titres. Au beau milieu d’une belle ballade épique comme « Fire », on n’est pas pas à l’abri d’une fulgurante giclée de guitares sortant de nulle part, transpirant le sexe et les excès... bref, le Rock and Roll !

9. Noflipe - Sélectionné par Paul B (Massy)

Attention Hip Hop Fluo Fusion jouissif et sans concession ! Univers visuel inspiré BD et tenues bigarées annoncent clairement qu’on n’est pas là pour se prendre au sérieux. Les dancefloors festivaliers n’ont qu’à bien se tenir : riffs en place et rythmique efficace. No Flipe sur scène c’est des émissions de CO² à faire pâlir Greenpeace : ils envoient du gros bois. Fait assez rare pour ce genre de crew ultra festif qui galère souvent à capter sur disque son énergie scénique, leur album « 7 starz are born » est à la fois fat et fou. Saint George Clinton, priez pour nous.

10. Doorsfall - Sélectionné par Le Fil (Saint-Étienne)

Un school pop rock from Saint Etienne. Les riffs de guitare sont passés
jouissivement à la moulinette synthétique pour mieux servir des mélodies et contre-chants bien catchy. Le titre « Up for a ride » évoque le meilleur de la French Touch versant versaillais : Phoenix vs Daft Punk (clin d’oeil Robotique). Les compositions peuvent être assez complexes sans jamais perdre le sens du groove et la production, assurée par le claviériste du groupe Alexis Lieu, est très prometteuse. Voilà des Stéphanois qui pourraient bien se retrouver en Ligue 1 !

11. I’m Not Even A DJ - Sélectionné par Le Camji (Niort)

Yes ! La génération digital native bercée au Dubstep sort enfin la tête du laptop ! Et comme par magie, ce retour de musicalité (guitare, claviers et... 2 batteries !) s’accompagne d’un clin d’oeil « Anonymous ». On devine derrière leurs masques que ces Niortais étaient a peine nés quand le collectif Underground Resistance inventait la Techno à Detroit au début des 90’s. Ils cachaient leurs visages en défi au star system. A l’heure des DJs en primetime, la référence fait du bien. Ah oui et sinon, au niveau son ? Ça bastonne comme il faut ambiance Skrillex vs. Ezekiel.

12. Rotters Damn - Sélectionné par Le 6 par 4 (Laval)

La Mayenne a toujours eu le parfum singulier d’une promesse de grand ouest. Le Rock acoustique de ce trio mal rasé aux chemises à carreaux bien usées évoque la rudesse des côtes océanes. Les galops de guitare-basse-batterie chahutent le chaland dans un roulis Folk bien calé, tandis qu’une paire de voix éraillées semblent crier « Terre » ! Quelques dissonances grungy peuvent nous faire croire un moment que la côte en vue est celle du nord-ouest des USA et puis on se rappelle qu’aux heures de gloire du Seattle 90’s, un certain Noir Désir donnait aussi dans le Folk Rock marin écorché vif...

13. Luna Gritt - Sélectionné par L’Autre Canal (Nancy)

Claire V et SEdd revisitent la discothèque 60’s de leurs grands-parents et y trouvent matière à épancher un spleen intemporel en mode Hippy Pop et Northern Soul... so british ! Dans un cocon de légèreté mélodique hérité de la lignée des 3B (Bach-Beatles Bacharach), à grands coups d’injonctions pop béates (« Be happy » !) le cafard se mue en papillon aux couleurs chatoyantes. Le titre « Passager », en français, laisse présager un envol spectaculaire sur les ondes radiophoniques pour peu que le groupe largue les amarres anglophones.

14. Roomonfire - Sélectionné par L’ouvre Boite (Beauvais)

Ils se réclament de la Pop anglaise et du Rock New Yorkais. On les croit sur parole tant leurs dernières compositions recèlent à la fois de mélodies mancuniennes et de tensions brooklyniennes, comme une jam session allumée entre les Strokes et les Hapy Mondays. La production maîtrisée de ce troisième enregistrement offre un bel équilibre entre guitares, électronique, gros refrains harmonisés « in your face » et envolées synthétiques. Les titres sont taillés pour la synchro plus que pour la FM mainstream. Souhaitons-leur de décrocher la timbale !

+ d’infos : espritmusique.fr

Les artistes de la Compilation Esprit Musique #04 sont à découvrir toute la semaine sur les radios de la FERAROCK. Tentez votre chance pour gagner la compilation !

Haut de page