Aeroflot - Disco negro

AeroflotAerôflôt emprunte tous azimuts : l’esthétique sombre du Derrick des débuts, l’urgence des Modern Lovers, les convulsions post-punk des Stranglers, le disco-métal secoué à la Add’n’ to X, les riffs lourds pour phalanges amputées à la Black Sabbath, le mood des soeurs ESG, les tenues sexy façon Devo, les éructations des arracheurs de dents andalous, le kitsch rétro-cubo-futuriste...

Mais Aerôflôt, ce sont des sales gosses : ils empruntent, mais ne rendent pas. Ils abîment, ils tordent, ils démontent. En un mot : ils s’approprient.

Après l’album "Que Te Den", un split 7’’ et moult élucubrations au sein d’autres formations (Calc, Déjà Mort, Year of no light...), place au "Disco Negro", enregistré à Amanita par Stephan Krieger. Ça ne rigole pas. Ou bien ça rigole, on ne sait pas, on ne sait plus.

S’embarquer avec l’équipage Aerôflôt, c’est comme partager une bouteille de vodka avec le pilote à même le cockpit d’un zinc de l’aviation civile russe. Statistiquement, il y a des chances d’arriver à destination. Mais faut quand même pas avoir peur des turbulences.

+ d’infos : www.myspace.com/iloveaeroflot

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